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CALENDRIER

29 mai 2015: "Fête des Voisins"

27 mai 2015: Journée nationale de la Résistance

21 mai 2015: Journée de grève à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris contre l'augmentation du temps de travail et de la pénibilité programmée par le DG Hirsch ("35 heures"). Rassemblement 11h00 devant le siège avenue Victoria

19 mai 2015: Journée de grève dans l'éducation contre la contre-réforme des collèges de Mme Belkacem - Manifestation 14h, LUXEMBOURG - INVALIDES

Mercredi 13 mai 2015: 19h00 Mairie du 15ème, réunion du Conseil d'arrondissement avec le CICA sur l'offre de santé de proximité dans le 15ème

12 mai 2015: Assemblée des communistes du 15ème

7 mai 2015: 18h00, Patronage Laïque, 61 rue Violet, soirée pour la défense du CIDJ

7 mai 2015: Cérémonie devant la Mairie du 15ème, à 18h30, pour l'anniversaire de la Victoire contre le nazisme du 8 mai 1945

1er mai 2015: Fête du travail: tract

26 avril 2015: Journée de la Déportation

10 et 11 avril 2015: Conseil national du PCF

9 avril 2015: journée de grève et de manifestation interprofessionnelles, à l'initiative de la CGT pour la justice sociale, contre les politiques au service du patronat. Montée nationale à Paris, 13h00 place d'Italie

 

Contact/Adhésion

pcfparis15@orange.fr - 01 48 28 60 05

Section PCF Paris 15, 130 rue Castagnary; 75015 PARIS

20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 13:34

Jeudi 21 mai 2015, les principaux syndicats de l’Assistance Publique – hôpitaux de Paris appellent les personnels à la grève contre la volonté du Directeur général Hirsch de supprimer jusqu’à 6 journées de repos compensatoire et d’alourdir encore la charge de travail journalière.

Patients, il est de notre intérêt, presque vital, de soutenir la lutte des hospitaliers.

Ce que les patrons comme M. Hirsch appellent « gains de productivité », nous savons ce que c’est. C’est des temps d’attente à rallonge pour obtenir une consultation. En revanche, c’est moins de temps pour nous écouter quand nous sommes hospitalisés. C’est le renvoi à domicile au plus vite au risque de complications etc.

La situation de pénurie est devenue critique. La direction en donne une nouvelle preuve en assignant une grande majorité des grévistes annoncés. Oui, les services fonctionnent au mieux à flux tendu !

Depuis l’application à l’hôpital des lois Aubry et des soi-disant « 35 heures » en 2002, la situation s’est dégradée. Certains chiffres sont parlants. Le nombre d’emplois d’agents hospitaliers a baissé de 3000, passant de 78.000 à 75.000. La « flexibilisation » du temps de travail, l’intensification de la charge de travail se sont traduites par une aggravation flagrante de la pénibilité dont témoignent les rapports des administrations officielles eux-mêmes : cas de « burn-out », explosions des maladies professionnelles entraînant même une baisse de l’espérance de vie à terme.

Aujourd’hui, Martin Hirsch veut revenir sur les maigres compensations accordées en 2002 avec la RTT mais aussi sur des acquis parfois vieux de dizaines d’années comme la Fête des mères. Les lois Aubry étaient trompeuses.

Le plan Hirsch, qui siégeait au gouvernement avec Roselyne Bachelot, sous les ordres de Sarkozy, relève d’un véritable jeu de dupes ! Il assène aux médias que si les agents n’acceptent pas de travailler plus longtemps et d’accroître encore leur productivité, il devra supprimer encore plus de postes. C’est absurde ! Ou plutôt, c’est du chantage, cynique et écœurant !

Hirsch est moins malhonnête quand il affirme que les « profits » de sa politique doivent revenir aux abaissements de cotisations sociales, grassement accordés par les gouvernements successifs aux patrons et aux actionnaires. Il serait encore plus honnête s’il reconnaissait que la politique de casse de l’hôpital de casse de l’hôpital public vise à gonfler les profits, à développer la médecine marchande, « libérale », gaspilleuse et injuste.

Hirsch a déjà bien sévi depuis son arrivée à l’AP-HP, embauché pour un contrat de mission de casse sociale.

L’Hôtel-Dieu ne rouvrira pas en tant que véritable hôpital. Le peu qui se sera maintenu le sera au prix de la liquidation du Val-de-Grâce.

Il a innové en étendant la privatisation au sein de l’AP-HP en détournant les moyens de la médecine publique, des services entiers, vers les soins aux dictateurs-Emirs du Golfe. Pas question pour ces gens-là de généraliser l’ambulatoire (ambulatoire : on vous renvoie chez vous le plus tôt possible et on fait payer les complications au profit de la médecine « libérale ») !

Il a couvert et développé la politique du « management par le flicage » de tous les personnels, comme la révélation du fichage illégal des médecins de l’HEGP l’a dévoilé.

Hisch est aussi le promoteur de la destruction programmée des prestigieux hôpitaux Bichat et Beaujon (voire d’une partie de Lariboisière) pour liquider 600 lits, le double de postes et nourrir une opération spéculative de surcroît. Ce projet « hôpital Nord », soutenu par la municipalité de « gauche » de Paris est un nouveau scandale, similaire à la destruction de Boucicaut/Broussais/Laënnec pour construire, à force de surcoûts, l’HEGP dans le 15ème.

A Paris et notamment dans le 15ème, cette municipalité de « gauche plurielle », à l’unisson de la politique antisociale du gouvernement supprime les centres de santé (Balard, Beaugrenelle), dernièrement le centre municipal Anselme Payen, pour mieux détourner l’argent public vers le privé, tout en engorgeant les urgences de l’HEGP. Une lutte est engagée localement pas plusieurs associations, la CGT, avec le soutien du PCF.

Au plan national, la récente loi Touraine donne aux Agences régionales de santé (ARS), instituées par la Loi Bachelot, de nouvelles prérogatives (« groupements hospitaliers de territoire ») pour détruire l’offre publique de santé au profit du privé.

La ministre Touraine ne peut plus contester que sa politique « d’austérité » implique, encore, 70.000 suppressions d’emplois dans les hôpitaux publics en France d’ici 2017.

Enduit des cosmétiques de l’hypocrisie de l’humanitaire et du « dialogue social», Martin Hirsch n’est que le mercenaire des pires intérêts financiers, passant de Sarkozy à Hollande, de Bachelot à Touraine. Avec lui, l’AP-HP est toujours au centre de la casse de l’hôpital public nationalement.

L’humanitaire, la santé, l’offre de soin la meilleure pour tous, défendons-la ensemble, agents hospitaliers, médecins, patients et citoyens ! Soutenons la grève du 21 mai et préparons ses suites !

Pour la santé, le plan Hirsch/Touraine ne doit pas passer !

Rassemblement, jeudi 21 mai à partir de 11h, devant le siège de l’AP-HP, avenue Victoria.

Hôpital : « Travaillez plus pour que je supprime moins d’emplois ! »  Non au marché de dupes de M. Hirsch! (ex-ministre de Sarkozy, placé par Hollande à la tête de l’AP-HP)!

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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 12:29

Lien vers notre tract contre la "réforme" des collèges (manif 14h00 Luxembourg à Invalides via Montparnasse)

Collège, éducation nationale : la grève des enseignants doit dissiper les enfumages du gouvernement et de la droite

 

La force de la contestation du monde de l’éducation contraint le système à pousser l’intox dans les médias.

Vallaud-Belkacem et Valls entretiennent la confusion dans l’opinion. Non, ce qu’ils appellent « autonomie », ce n’est plus de liberté pédagogique, mais la remise en cause du cadre national, de l’égalité, la mise sous tutelle de « directeurs-managers », sous pression de l’argent. Non, ce qu’ils appellent « interdisciplinarité », ce n’est pas aider le travail en équipe des enseignants, mais l’appauvrissement des enseignements fondamentaux, la quasi-suppression de certaines options historiques, au profit d’heures de cours dévaluées, sur des sujets fumeux, idéologiques, avec un personnel précarisé.

Mais dans l’enfumage, la droite n’est pas en reste ! Au contraire, elle joue parfaitement son rôle de contrepoint réactionnaire pour mieux aider le gouvernement à cacher les menaces principales. En réalité, les décrets « Vallaud-Belkacem » (PS) contre le collège suivent exactement la même logique que la loi Chatel (UMP) de 2010 contre le lycée : « autonomisation », réduction des enseignements, au nom de l’institution « d’enseignements d’exploration », attaque contre les programme d’histoire ou d’économie etc. Sarkozy et ses amis sont bien les plus mal placés pour déclamer leur amour du latin ou de la littérature de 17ème siècle.

Enfin, récupérateur attrape-tout, le FN de Marine-Philippot est prêt à reprendre et déformer certaines revendications enseignantes pour mieux cacher son programme de casse du collège unique et de l’enseignement général pour tous. Droite et « gauche » font aussi subir la même pénurie de moyens à l’école, qui est le contexte aggravant de toutes leurs « réformes ».

La force de la grève commence à lever cet enfumage dans l’opinion publique. Vallaud-Belkacem et Valls jouent le fait accompli, méprisant les enseignants. Ils ne seraient pas les premiers à reculer, après Devaquet ou Villepin !

Lien vers notre tract de 2010 contre la "réforme" Chatel de 2010 contre le lycée

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 13:37

Rappel ou info :

Une réunion spéciale du Conseil d’arrondissement du 15ème se tient ce mercredi 13 mai à 19h00, à la Mairie (31 rue Péclet, métro Vaugirard) avec le CICA (Conseil d’initiative et de consultation de l’arrondissement qui regroupe les associations du 15ème).

A l’ordre du jour, la question : « l’offre de soins dans le 15ème répond-elle aux besoins de la population de l’arrondissement » ?

Elle sera présentée par le Comité de défense de Beaugrenelle. Cette réunion est ouverte au public qui pourra participer au débat qui suivra.

Sont annoncées les présences de Bernard Jomier, Maire-adjoint de Paris à la santé et aux relations avec l’AP-HP, de Gilles Echardour, délégué territorial de Paris de l’Agence régional de santé, d’Anne Costa, directrice du groupe hospitalier HEGP.

Il est hautement regrettable que cette réunion importante n’ait fait l’objet d’aucune publicité officielle, pas même sur le site de la Mairie du 15ème qui a pourtant retenu la question.

Vous trouverez ci-dessous des liens vers nos interventions notamment pour la réouverture des centres de santé détruits ou supprimés dans le 15ème et sur la situation des urgences de l’HEGP.

Le rétablissement des centres de santé du 15ème : une exigence de plus en plus incontestable !

Inacceptable : la municipalité de Paris renonce à rouvrir le centre de santé Anselme Payen, place Violet

Taux de saturation des urgences de l’hôpital Pompidou (HEGP) : jusqu’à 203% !

Patients, habitants, salariés, soutenons la grève des urgences de l’hôpital Pompidou (HEGP) ! (2012)

Voir aussi les pages du site du Comité de défense de Beaugrenelle consacrées aux services publics :

http://defense-beaugrenelle.org/

Offre de soins Paris 15: Conseil d'arrondissement spécial avec la Ville, l'ARS et l'HEGP - Mercredi 13 à 19h00 en Mairie

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 13:11
Il y a dix ans: l'appel d'anciens résistants et déportés pour le NON à la "constitution" européenne

Il y a 10 ans, à l’occasion du 60ème anniversaire de la victoire contre le nazisme, l’appel des résistants-déportés pour le NON à la « constitution » européenne

Nous reprenons ci-dessous l’appel d’anciens résistants et déportés-résistants, initié par feu notre camarade Emile Torner, avec la section du PCF Paris 15ème, en mai 2005, pour le NON au référendum sur le projet de « constitution » européenne, à l’occasion du 60ème anniversaire de l’écrasement du nazisme. Ce texte conserve, malheureusement, toute son actualité, même si, malheureusement aussi, plusieurs des signataires ne sont plus des nôtres.

Cet appel a été largement repris. Nos anciens, légitimés par leur combat, leur courage, leurs souffrances et le sacrifice de leurs camarades, ont réussi à remettre les positions fondamentales au coeur du débat, notamment à gauche, comme la souveraineté populaire et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Les confusions propagées par les agitateurs du « non de gauche », comme l’atlantiste Fabius, le Maastrichien Mélenchon, certains trotskystes ou des technocrates « dissidents » ont été replacées à leur niveau politicien.

L’appel a aussi et surtout contribué de façon essentielle à démasquer la supercherie du positionnement des héritiers des collaborationnistes.

NOUS APPELONS A VOTER NON AU PROJET DE « CONSTITUTION » EUROPENNE
Déclaration d’anciens résistants et déportés—2005

Anciens résistants, anciens déportés, nous n’admettons pas que le 60ème anniversaire de la capitulation sans conditions de l’Allemagne nazie et de la libération des camps de la mort soit instrumentalisé pour promouvoir le projet de « Constitution » européenne soumis à référendum.

Nous incitons chacune et chacun à prendre connaissance et conscience par soi-même du contenu et de la portée de ce texte.

Pour notre part, nous considérons que le projet de « constitution » européenne va à l’encontre des idéaux de la Résistance qui continuent d’animer notre engagement.

En effet, ce texte, tout dédié aux marchés pour les puissances d’argent, programme la destruction du socle même des conquêtes démocratiques et sociales de la Libération, issues du Programme du Conseil national de la Résistance.
Nous nous sommes battus, beaucoup de nos camarades sont morts, pour la restauration de l’indépendance de notre pays et de la souveraineté de son peuple. Nous refusons aujourd’hui que ces libertés fondamentales soient bradées, sous couvert d’Europe, aux « grandes féodalités économiques et financières », maintenant multinationales, que dénonçait le C
NR.

Nous nous sommes battus pour un monde de fraternité, pour la coopération sincère entre tous les peuples. Rien n’est plus contraire à cet idéal que le primat universel attribué au principe de « concurrence », de tous contre tous, sous le règne du marché, par le projet de « constitution » européenne.

Epris de paix au plus profond de nous-mêmes, mobilisés depuis 1945 contre toutes les guerres de domination, nous rejetons ces « contre-valeurs » porteuses de l’injustice sociale et de l’écrasement des plus faibles qui firent le lit du fascisme et de la guerre. Nous dénonçons l’avènement d’un bloc militaire européen intégré et la hausse des dépenses d’armement explicitement inscrits dans le texte.

Pour toutes ces raisons, fidèles à notre engagement, nous nous associons à l’appel à voter NON au référendum émanant de militants syndicalistes, politiques, associatifs ci-dessous.

Référendum sur le projet de « Constitution » européenne : nous appelons à voter NON

- parce que nous refusons la soumission du peuple français et des peuples d’Europe à la dictature des technocrates de l’Union européenne au service de l’ordre capitaliste.

- parce que nous voulons sanctionner les politiques de régression sociale et économique menées en France au service du MEDEF et des marchés financiers au nom de Maastricht et des traités européens que le projet de « constitution » européenne veut pérenniser.

- parce que nous refusons de voir sacrifier sur l’autel de l’Eurodémolition de Maastricht les acquis sociaux et démocratiques de notre peuple, l’héritage des luttes en France, de la Révolution française, de la Commune de Paris, du Front Populaire, du programme du Conseil national de la Résistance, de 1968, l’égalité républicaine, la laïcité.

- parce que nous refusons que la France s’intègre dans un bloc européen militarisé et aligné sur l’OTAN, ce qui est à l’opposé d’œuvrer pour la paix.

- parce que nous voulons préserver le droit de notre peuple à disposer de lui-même, à pouvoir encore à l’avenir dire NON !

- parce que nous voulons le développement d’échanges et de coopérations entre peuples souverains mutuellement avantageuses pour les travailleurs de chaque pays d’Europe (comme de tous les continents).

Premiers signataires : Georges ABBACHI, ancien interné résistant, Georges ANGELI, déporté résistant, Buchenwald 14824, Simone BENHAMU, déportée politique, Lucien CHAPELAIN, déporté Buchenwald 20186, COTHIAS DU MEIX Josette, déportée résistante, chevalier de la Légion honneur, Béqui COVOIDIS, déportée politique, Jacques DAMIANI, lieutenant FTPF, Dachau 77710, Président d’une association d’anciens déportés résistants du Val de Marne, André DAUDONNET, résistant, agent de liaison entre Paris et Lyon sous la directive de Jacques Duclos, Rémi DUPONT, résistant, Jeunesse française libre, Jacqueline DURAND, veuve de Pierre DURAND, Buchenwald 49749, Léo FIGUERES, combattant volontaire de la Résistance, ancien maire de Malakoff, Jacqueline FOURRE, internée-résistante, évadée, agent de liaison FNL/FTPF/Rol-tanguy/CNRL Auguste GILLOT, carte du combattant, croix de guerre, Légion d’honneur, Georges FRISCHMANN, résistant, ancien député au Parlement européen, Suzanne GATELLIER, déportée résistante, Jean GAUTIER, déporté résistant, Sachsenhausen, Langenstein, Robert GELLY, cheminot résistant (janv 43 ?janv 44), puis maquis régional Cévennes (janv 44 ? sept 44), HUARD Raymond, déporté résistant, chevalier de la Légion d’honneur, Yvon JOUY, FFI 40/44 Marne, Odette LAURAIN, Croix du combattant, Croix de Combattant volontaire de la Résistance, LEROUX Eugène, déporté politique, Oranienburg-Sachsenhausen, chevalier de l’ordre du mérite, palmes académiques, MERCIER Pierre, clandestin dès juillet 39, section des cadres du Comité central du PCF, Médaille militaire, Croix de guerre, Médaille de la Résistance, Georges MEURIOT, interné Santé-Fresnes-Poissy-Clairvaux-Melun-Chalons sur Marne, déporté Buchenwald, 49978, André MORONI, responsable à Paris sous l’occupation de la jeunesse communiste et des Forces vives de la jeunesse patriotique, Eva PIERONI, déportée politique, André PIPARD, Résistant (Front National-Loire Inférieure), André PRENANT, ancien militant du Front national étudiant depuis 1942, FTPF depuis juillet 1943, lieutenant FTP-FFI pendant l’insurrection de Paris, chef du groupe de reconnaissance régimentaire de la brigade Fabien, Madeleine RABITCHOV, déportée-résistante, Auschwitz Ravensbrück, Gérard SCHMITZ, résistant FTPF, Lucienne ROLLAND, déportée résistante, officier de la Légion d’honneur, André SERRES, FTPF, Brigade Fabien (groupe de garde), Croix de guerre, croix du combattant volontaire, médaille militaire, Emile TORNER, déporté résistant, maquis FFI du Cher, « Compagnie Surcouf », Buchenwald 81 655, Président d’une association d’anciens déportés résistants de Paris, Camille TREBOSC, déporté résistant, Buchenwald 51372

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 12:54

Déclaration reprise de vivelepcf.fr

Ukraine : le fascisme ne passera pas ! 70 ans après la victoire contre le nazisme, les autorités françaises ne peuvent pas tolérer l’anticommunisme du régime de Kiev et le soutenir.

Le Parlement ukrainien, élu après le coup d’Etat de février 2014, a adopté le 9 avril 2015 un projet de loi qui entend interdire la propagande communiste, mise en parallèle avec la propagande nazie, qui réhabilite et honore les milices collaboratrices des crimes hitlériens pendant la seconde guerre mondiale.

Les militants du Parti communiste ukrainien subissent chaque jour une oppression, des intimidations croissantes, y compris physiques dans leurs actions contre les politiques de casse sociale et d’assujettissement à l’impérialisme OTAN/UE.

Le gouvernement ukrainien comprend plusieurs ministres de partis ouvertement fascistes. Les campagnes xénophobes, antisémitismes, racistes, encouragées par le régime, celles qui ont contribué à prétexter la guerre – contre une partie du peuple ukrainien lui-même – à l’Est, soulèvent une réprobation internationale venant d’organisation d’horizons très différents.

Vigilants contre toutes résurgences du fascisme, les démocrates doivent obtenir une réaction des autorités françaises, jusqu’à présent si complaisantes avec le régime oligarchique ukrainien.

Communistes, nous appelons les démocrates en France à exiger une dénonciation officielle de la dérive et des agressions anticommunistes en Ukraine, à demander aux autorités françaises d’intervenir pour que le « président » Porochenko ne paraphe pas la loi, à se tenir prêtes à rappeler l’ambassadeur de France à Kiev.

Au 70ème anniversaire de la Victoire des Alliés contre le nazisme, après le sacrifice de 20 millions de Soviétiques, dont des millions d’Ukrainiens, guidés par les idéaux du socialisme et du communisme, alors qu’en France même des mouvements d’extrême-droite diffusent des thèses révisionnistes sur cette période, que des raccourcis honteux sont établis par les plus hauts politiciens entre communistes et néofascistes, nous ne pouvons pas accepter que la France cautionne un régime encourageant le fascisme en Ukraine.

Intervenons :

Multiplions les messages à l’adresse de la Présidence ukrainienne, comme nous le demandent les communistes ukrainiens : pr_inoshcheenko@apu.gov.ua ou yurii.onishchenko@apu.gov.ua

Au bureau de presse de l’ambassade de France à Kiev : presse.kiev@gmail.com

Au ministère des Affaires étrangères :

Contre les mesures politiques fascisantes et anticommunistes en Ukraine

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 17:15

Succès de la soirée de soutien au CIDJ (Centre d’information et de documentation de la jeunesse)

PCF Paris 15, 11 mai 2015

Le syndicat CGT organisait une soirée de soutien à sa lutte pour la sauvegarde du CIDJ, au Patronage laïque (rue Violet), le 7 mai 2015.

Ça été un beau succès. Plus de la moitié de personnel a participé. Plus de 120 personnes sont venues apporter leur soutien, dont des représentants syndicaux CGT des Centres d’orientation, menacés dans les mêmes termes, de l’Union départementale de Paris et de l’Union départementale du 15ème. La Jeunesse communistes et la section du PCF Paris 15ème étaient présents et sont intervenus.

L’ambiance festive, très réussie, a renforcé la détermination à se battre sur des revendications précises, à placer tous les décideurs devant leurs responsabilités respectives.

On est à une étape décisive. En 6 ans, l’Etat aura supprimé quasiment la moitié des 110 postes.

L’évolution des technologies a modifié profondément les fonctions d’information et de documentation. Cette réalité offre l’opportunité que les personnels, avec leurs qualifications, se consacrent plus pleinement à l’activité de conseil et d’orientation des jeunes. Les personnels avancent un projet d’évolution dans ce sens. Comme l’a souligné le camarade de la JC, il répondrait au problème encore croissant de la précarité des jeunes travailleurs, et … aux promesses électorales des gouvernants en place.

Ni le ministère, ni la Région, ni la Ville de Paris ne contestent l’utilité du CIDJ, au contraire. Mais, pour l’instant, c’est pour mieux laisser démanteler ses activités et menacer son existence même.

Interpellons chacun !

La Ville de Paris accorde une subvention chaque année et est propriétaire de l’immeuble fonctionnel qui fait l’objet de toutes les convoitises étant situé en bas de la Tour Eiffel dans le 15ème. La Ville n’accorde au CIDJ d’ailleurs qu’un bail précaire. Ensemble, exigeons de la municipalité de Paris l’engagement qu’elle utilisera tous les moyens à sa disposition pour soutenir le projet de redéveloppement du CIDJ !

En décembre ont lieu les élections régionales, ne manquons pas d’interroger l’exécutif sortant et les candidats, à cette occasion, sur leur volonté – ou non – de continuer à subventionner le CIDJ et à soutenir son projet d’avenir !

Quant au ministre, actuellement M. Kanner, nous pourrons lui rappeler ses propres propos saluant : « l’ambition du Président de la République de redonner aux associations les moyens d’exercer leur rôle fondamental de prévention et d’éducation auprès de l’ensemble de la jeunesse ».

Les salariés du CIDJ, les jeunes, peuvent compter sur la JC et le PCF du 15ème pour lutter dans ce sens !

En lien le 4 pages que nous avons distribué le 7, reprenant nos expressions antérieures.

Succès de la soirée de soutien au CIDJ (Centre d’information et de documentation de la jeunesse)

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 15:27

Repris par vivelepcf, 10 mai 2015

Des camarades du Parti communiste allemand (DKP) nous ont communiqué le texte d’un appel commun, à l’occasion du 70ème anniversaire du 8 mai 1945, signé par les partis communistes des quatre pays, héritiers des principales puissances alliées, Russie (URSS), Grande-Bretagne, Etats-Unis et France et du Parti communiste allemand, issu de la principale force intérieure de résistance au nazisme. Cet appel a été publié notamment sur les sites internet du Morning Star (PC de Grande-Bretagne) et du DKP. A ce jour, ni la direction du PCF, ni l’Humanité ne s’en sont fait l’écho. C’est dommage. Le symbole est fort quelles que soient les très différentes évolutions des partis signataires.

 

Déclaration commune à l’occasion du 70ème anniversaire de la victoire de la liberté sur la tyrannie nazie

Le 8 mai 2015 marque le 70ème anniversaire de la victoire de la liberté sur la tyrannie fasciste et nazie en Europe. Cette victoire a été rendue possible par l’alliance des peuples d’Union soviétique, de Grande-Bretagne, des États-Unis, de France et des forces de la résistance conduites par les communistes à travers toute l’Europe, la Chine et l’Asie du Sud-est.

La victoire a coûté des morts et des destructions à une échelle que l’Humanité n’avait jamais connue. Des millions de soldats ont perdu la vie, mais les populations civiles ont payé le plus lourd tribut. L’histoire de l’Humanité portera à jamais les stigmates de la sauvagerie des nazis et de leurs alliés. Tout écolier peut faire le lien entre le fascisme hitlérien et ce qui est appelé aujourd’hui – sans doute d’une manière trop simplifiée – l’Holocauste. Dans l’Union soviétique et parmi les communautés juives des États baltes et d’Europe orientale, en particulier, des dizaines de millions d’innocents ont péri. Ces massacres systématiques à travers l’Europe ont aussi frappé des personnes handicapées, d’autres au nom de leur orientation sexuelle ainsi que certaines minorités ethniques tels que les Roms. Nous devons nous assurer que les générations futures n’oublient pas ces crimes monstrueux.

L’alerte avait été lancée dans les années 1920 et 1930. Aidé et encouragé par les classes dirigeantes capitalistes en Europe, le fascisme a pris l’offensive contre la démocratie et la paix, et a cherché à encercler et détruire le premier État ouvrier, l’Union soviétique.

L’histoire n’oubliera pas le coup d’État fasciste à Rome, l’incendie frauduleux du Reichstag, l’invasion et le gazage de l’Abyssinie, le putsch fasciste en Espagne, ni la trahison de Munich. Tout au long des années 1930, les communistes ont œuvré à rassembler les forces de bonne volonté, honnêtes, courageuses, attachées à la démocratie, qui seules pouvaient endiguer la marée de la barbarie.

La victoire est venue des sacrifices sur les fronts – sur terre, sur mer et dans les airs – et à l’intérieur des pays où se rassemblaient les résistants, dans les usines, les villes, les forêts. Nous honorons la victoire comme le triomphe de la vie sur la mort et un combat pour l’affirmation de la vitalité de la démocratie, conduit par les travailleurs et leurs alliés.

À Nuremberg, le monde a condamné le fascisme. La résolution, « Plus jamais ça », a trouvé un écho populaire. L’année 1945 a marqué une rupture décisive en faveur du progrès, contre les forces de la réaction. La défaite du fascisme et du nazisme et le rôle déterminant de l’Union soviétique ont eu un impact immense sur les forces démocratiques et les peuples qui, dans le monde entier, se battaient contre le colonialisme et l’impérialisme. Une Fédération syndicale mondiale unifiée a été créée en même temps que l’Organisation des Nations unies. La Déclaration universelle des Droits de l’Homme a été adoptée avec enthousiasme.

Partis communistes de la Fédération de Russie, de Grande-Bretagne, de France, des Etats-Unis et d’Allemagne, nous sommes fiers des sacrifices héroïques de nos membres et sympathisants qui étaient aux premiers rangs de la lutte. Les communistes ont été les premiers à être torturés dans les camps de concentration ; ils étaient parmi les premiers à se porter volontaires pour combattre dans les vallées d’Espagne ; à Stalingrad leur ténacité a tenu bon quand il était impératif de ne pas faire « un pas en arrière ! »

Soixante-dix ans plus tard, le fascisme et le racisme ont repris leur marche. Des provocateurs cherchent à réécrire l’histoire de la guerre afin de redessiner les frontières actuelles. Et les chefs de guerre de l’OTAN les y incitent.

Les mêmes classes dirigeantes, qui ont collaboré avec les fascistes avant et pendant la Seconde guerre mondiale, mettent aujourd’hui en parallèle le communisme et les fascisme et nazisme.

Des forces puissantes dans les cercles dirigeants souhaitent voir l’actuelle Russie coupée du monde et isolée. En Ukraine, le massacre de syndicalistes à Odessa montre très clairement comment les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN s’appuient sur les mouvements anticommunistes, ultranationalistes et néo-fascistes dans leur confrontation avec la Russie.

Il s’agit d’autant de manœuvres pour détourner l’attention de l’échec chronique du capitalisme à répondre aux besoins sociaux – emploi, santé, logement, éducation – des jeunes générations. Partout, la souveraineté des peuples est remise en cause ; par millions, les personnes déracinées fuient à travers les continents dans une recherche désespérée de paix, de travail et de sécurité.

Communistes, nous voulons à nouveau mettre en garde contre les dangers mortels portés par un système capitaliste en crise. Les acquis sociaux et politiques gagnés suite à la victoire de 1945 sont attaqués et repris. Les peuples d’Europe doivent, à nouveau, être vigilants et prêts à lutter contre le chauvinisme, le racisme, le fascisme et le militarisme que la crise du capitalisme et les politiques d’austérité rapportent avec elles.

Nous appelons toutes les forces démocratiques, progressistes et pacifiques, les travailleurs de toute l’Europe, les femmes et les hommes qui se battent pour la paix et la justice sociale, pour la liberté contre la tyrannie, à s’unir, à prendre part pleinement dans la lutte de notre époque pour une société d’égalité et de justice sociales.

¡ No pasarán ! Ils ne passeront pas !

Parti communiste allemand

Parti communiste britannique

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8 mai 1945 – 8 mai 2015 : Déclaration commune des partis communistes russe, britannique, français, américain et allemand

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 15:05

Apprentis employés sur des machines dangereuses : des médecins du travail dénoncent à leur tour

PCF Paris 15, 12 mai 2015

Dans un article précédent, nous dénoncions les infâmes décrets Macron autorisant les patrons à utiliser des apprentis sur des machines dangereuses ou en hauteur, sur simple déclaration à l’Inspection du travail :

Hollande et les jeunes : des apprentis qui « ne coûteront rien » et pourront être utilisés sur des « machines dangereuses »

L’analyse du collectif « Sauvons la médecine du travail » revient sur la généalogie de ces décrets, la soumission gouvernementale au patronat le plus cynique.

Il dénonce également le nouveau rôle, dévoyé, assigné aux médecins du travail. On leur demande désormais de délivrer au jeune chaque année un « avis médical d’aptitude à procéder aux travaux dangereux ».

Comme le soulignent les médecins du travail, le problème ne tient pas à l’aptitude physique mais à la « formation incomplète aux métiers et à leurs risques », qui n’est pas de leur ressort. Les patrons et leurs représentants gouvernementaux veulent se défausser derrière les médecins du travail dans leurs basses œuvres.

« Quoi qu’il arrive, il ne faudra pas que les employeurs comptent sur les médecins du travail pour les autoriser à mettre en danger les jeunes au travail », conclut le communiqué de SLMT.

 

Les apprentis au secours de la compétitivité des entreprises françaises !

Pour « faciliter les conditions d’emploi des apprentis », E. Macron avait tenté de déréglementer leurs conditions de travail sur machines dangereuses. Comme, selon lui, « la réglementation sur les travaux sur machines dangereuses constitue un frein important à l’apprentissage dans certains métiers », il avait promis à leurs éventuels employeurs de revoir une « procédure d’autorisation lourde et complexe » ; et que « Demain : […] la procédure sera simplifiée par le passage à un régime déclaratif, associé à un contrôle a posteriori renforcé. ».

Ces mesures avaient été sorties de sa loi pour cause de protestations. Mais c’était pour mieux les imposer par décrets. Le ministère du travail avait d’ailleurs déjà interrogé les organisations syndicales et patronales à ce sujet en 2014 au Conseil d’orientation sur les conditions de travail (Coct). Il en retenait que « la méthode de l’autorisation administrative a priori est certainement peu productive à cet égard. Il reste à définir des modes […] de contrôle efficace a posteriori qui nécessiteront efficacité et crédibilité ». Au début de 2015, un projet de décret était présenté au Coct. Il supprimait l’obligation pour l’employeur d’un jeune âgé de moins de 18 ans en formation professionnelle de demander une autorisation à l’Inspection du Travail pour le faire travailler sur des machines présentant des risques pour sa santé ou sa sécurité. Il la remplaçait par une déclaration à l’Inspection du Travail valable trois ans. C’était exactement ce que voulaient les employeurs. L’UIMM appuyait ces dispositions et présentait « les évolutions possibles avec ce décret ». Le décret du 11 octobre 2013 qui avait déjà assoupli la procédure précédente leur était encore trop contraignant. « Les dossiers de demandes de dérogation auprès de l’Inspecteur du Travail restent relativement complexes et doivent être complets. Toutes ces contraintes découragent les entreprises à recruter de jeunes apprentis, [elles] nuisent à l’emploi des jeunes. » Les patrons voulaient leur liberté. Celle de faire travailler qui ils veulent où ils veulent : des jeunes de 15 ans sur des machines dangereuses sur une simple déclaration. Quelles garanties offraient-ils pour obtenir ces droits? Celles de respecter le B-A BA de la réglementation du travail. C’est-à-dire « 1) avoir une évaluation des risques à jour » 2) avoir procédé à la mise en œuvre des actions de prévention ;3) avoir dispensé l’information sur les risques pour la santé et la sécurité et les mesures prises pour y remédier, 4) assurer l’encadrement du jeune par une personne compétente ». Cependant, ils ajoutaient une innovation, celle pour un employeur « 5) d’avoir obtenu pour chaque jeune la délivrance d’un avis médical (délivré chaque année) d’aptitude à procéder à ces travaux ».

Le patronat s’autorise ainsi à transférer sa responsabilité d’organisation de la sécurité du travail sur les médecins du travail en créant une nouvelle notion médico-légale, celle d’un accord médical pour mettre en danger des jeunes salariés. Si les préventeurs estiment qu’il faut interdire d’affecter des jeunes à des postes dangereux, ce n’est pas pour des raisons médicales, mais pour des causes professionnelles. Le sur-risque d’AT chez les jeunes est dû principalement à leur inexpérience du monde du travail, à leur formation incomplète aux métiers et à leurs risques, à la place qu’on leur accorde dans le processus de production, et aux carences de leur information et de leur encadrement. Aucun examen médical ne peut explorer cela. Il n y a aucune aptitude ni pour les jeunes ni pour les autres au travail dangereux. En revanche, il y a tout lieu pour le médecin du travail de ne prononcer une aptitude au poste qu’en connaissance de ses risques, une fois ses dangers prévenus. C’est d’ailleurs ce qu’imposait la demande de dérogation en exigeant de l’employeur de fournir au médecin du travail et au formateur des données précises sur la nature des machines, leurs caractéristiques et les moyens de protection nécessaires. Mais ces tracasseries administratives ne préoccupent plus le ministre du travail qui annonce la simplification en déclarant : « dès le 5 mai prochain, l’employeur n’aura plus à demander à l’inspection du travail l’autorisation d’employer un apprenti pour effectuer des travaux dits dangereux. Une déclaration, dont le contenu sera allégé, sera suffisante. » A l'avenir, « l'employeur devra simplement déclarer à l'inspection du travail qu'il recrute des apprentis et spécifier les travaux qu'ils font », la « déclaration ne sera plus nominative mais par lieu de travail ». La Fédération Française du Bâtiment (FFB) « salue l’annonce faite par François Rebsamen, ministre du Travail ». Jacques Chanut, son président s’écrie : « Nous attendons, maintenant, avec impatience, la publication des décrets ». Le 10 février 2015, les deux décrets (travaux dangereux et au travail à grande hauteur pour les apprentis mineurs à partir de 15 ans) ont été présentés au Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelle (Cnefop). « Sur les 26 votants, les organisations patronales ont apporté leur soutien aux textes (9 voix), les syndicats (y compris la FSU et l’Unsa) rejoints par une majorité de régions les ont rejetés (13 suffrages). Quatre votants régionaux ont choisi l’abstention. » « Je ne crois pas une seconde que l’accroissement des risques pour les mineurs soit de nature à relancer l’apprentissage », tranchait Pascale Gérard. Le 19 avril 2015, le journal officiel de la République Française publie les décrets 2015-443 et 2015-444 qui reprennent textuellement les commandes patronales. C’est au lendemain du premier mai qu’elles seront effectives. Elles permettront sûrement l’essor d’une économie nationale jusqu’alors bridée par la trop grande protection accordée aux enfants de France qui travaillent dangereusement. La Dares va pouvoir réviser ses statistiques à la hausse. Mais quoi qu’il arrive, il ne faudra pas que les employeurs comptent sur les médecins du travail pour les autoriser à mettre en danger les jeunes au travail.

Le 28 avril 2015

Groupement national Sauvons la médecine du travail

contact@slmt.fr

Apprentis employés sur des machines dangereuses : des médecins du travail dénoncent à leur tour

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 11:59

« Réforme » du collège = recul des enseignements + creusement des inégalités !

Soutenons la journée de grève du 19 mai 2015, à l’appel d’organisations syndicales représentant 80% des enseignants !

MANIFESTATION PARISIENNE: 14H00, Luxembourg - Boulevard Montparnasse - Invalides

 

Hollande et ses ministres ont pris en traître le monde de l’éducation. Avant les élections de 2012, il avait promis de rétablir les postes supprimés sous Sarkozy (ce qui ne suffirait même pas à compenser l’augmentation des effectifs d’élèves). Au bout de trois rentrées sur cinq, les créations de poste se font toujours attendre.

Derrière la promesse non tenue, le gouvernement de « gauche » accélère la déstructuration de l’Education nationale engagée par la droite. La modeste « réforme » de la formation des enseignants a surtout servi à amputer d’un tiers le salaire des jeunes professeurs. L’éducation prioritaire est détruite à la hache dans un contexte de répartition de la pénurie de moyens. Les nouveaux « rythmes » dans le 1er degré sont imposés contre toute la communauté éducative. Ils servent à établir la confusion entre périscolaire et école, à accentuer les inégalités entre communes, à entamer le cadre national.

Le projet de casse méthodique de l’éducation nationale passe désormais par la « réforme » des collèges. Elle s’attaque aux savoirs enseignés et vise à imposer une « autonomie » des établissements, là encore contre le cadre national. Tout cela allant de pair avec la réduction générale – austérité – des moyens alloués à l’éducation. A la montée d’une très large opposition dans le pays, la ministre Vallaud-Belkacem répond par la tentative de passage en force et par le mépris, allant jusqu’à traiter ses contradicteurs de « pseudo-intellectuels ». Quelle idée lamentable elle se fait des acteurs de l’éducation nationale !

Les forces existent pour faire reculer le gouvernement et gagner le retrait des projets de décrets !

Ne laissons pas d’ambiguïté sur la conception gouvernementale de « l’autonomie » des établissements (de la maternelle à l’université en passant par le collège)! Il ne s’agit en rien de stimuler l’initiative des équipes pédagogiques locales – de plus en plus limitées au fil des réformes – mais, au contraire, de briser la cohésion nationale sur laquelle elles s’appuient et se défendent contre la remise en cause de leurs conditions d’enseignement. Il s’agit de soumettre notamment les collèges à l’arbitraire de chefs d’établissement transformés en « managers », à l’austérité transférée au niveau des départements (en charge techniquement déjà des collèges), aux pressions du monde patronal.

La réforme prévoit d’abord d’éclater le cadre national des horaires en donnant aux établissements le pouvoir de moduler la répartition des heures par discipline et par année. Très concrètement, tout en conservant le volume global d’heures, l’établissement pourra décider de mettre davantage d’heures de maths en 5e et 4e et peu en 3e. La répartition des heures sera votée par le Conseil d’Administration dans lequel le chef d’établissement a une voix de plus en plus prépondérante.

Le chef d’établissement disposera ainsi d’un nouvel outil de « management ». Il pourra, çà et là, ajouter ou retirer des heures selon sa volonté et la plus ou moins bonne « disposition » des enseignants. Les fluctuations annuelles des horaires sont également de nature à généraliser le recrutement de contractuels précarisés. La soi-disant « autonomie » se confirme être un moyen de remettre en cause le statut d’enseignant, ses garanties en matière sociale mais aussi en termes de liberté pédagogique dans le cadre national.

Avec la modulation des horaires suivant les classes, il sera désormais encore plus simple de faire un collège à plusieurs vitesses, d’aggraver son rôle de « gare de triage » dans l’orientation, excluant de plus en plus de jeunes, les renvoyant vers des filières poubelles, notamment vers des filières professionnelles laissées sans les moyens de se revaloriser. La « réforme » de Vallaud-Belkacem va en sens contraire de la réforme nécessaire du collège.

La « réforme » prévoit d’instaurer de 3 à 4 heures par semaine d’ « Enseignements Pratiques Interdisciplinaires ». Cette innovation se fait au détriment des heures d’enseignement des disciplines, jugées par la ministre et ses idéologues « contre-productives » et « ennuyeuses ». Derrière ce discours se cache une volonté de réorienter les programmes enseignés, comme cela a déjà été fait au lycée à la suite de la « réforme » Châtel. Adieu aux savoirs rigoureux permettant la construction intellectuelle des élèves ! Bonjour aux thématiques fumeuses dans l’air du temps !

Parmi les huit thèmes définis par le ministère, nous trouvons « Développement durable », « Corps, santé et sécurité », « Information, communication, citoyenneté » ou encore « Monde économique et professionnel ».

Selon les cas, la porte est ouverte au n’importe-quoi ou à la propagande patronale ! Pour nous, l’objectif de l’école doit rester la construction intellectuelle et critique de la jeunesse.

Réduire les enseignements fondamentaux comme le français, les mathématiques ou la géographie est socialement irresponsable.

La « réforme » Vallaud-Belgacem comprend également une nouvelle refonte des programmes qui suscite des inquiétudes justifiées. L’enseignement de l’histoire s’éloigne de l’acquisition d’un socle commun de connaissances sur l’Histoire de la France et du Monde pour répondre à des contingences étroitement idéologiques.

L’enseignement des langues anciennes sera désormais circonscrit aux EPI, si encore des heures y sont allouées par le collège, ce qui sera l’exception, vu l’insuffisance générale de la dotation horaire. La restriction de l’enseignement du latin menace la maîtrise et le rayonnement du français : nous partageons cette grave inquiétude largement exprimée.

En raison des nouvelles modalités de gestion des heures (au niveau de l’établissement), la réforme porte en elle une restriction de la diversité des langues vivantes enseignées, sans que l’apprentissage de l’anglais et de l’espagnol n’en soit amélioré.

Gagner le retrait des projets de décret : le rapport de force existe !

La réforme des collèges voulue par Najat Vallaud-Belkacem a pour objectif de poursuivre la destruction programmée de l’Education nationale. La très grande majorité des travailleurs de l’éducation nationale, ainsi qu’un large front syndical (représentant 80% du personnel), s’opposent à cette réforme. Les conditions sont donc réunies pour lancer un large mouvement de lutte permettant de mettre en échec le gouvernement.

- le retrait immédiat des projets de décret portant la « réforme » des collèges et l’ouverture d’un large débat public sur l’avenir des collèges

- l’augmentation des moyens alloués à l’éducation nationale : « L’argent pour l’école, pas pour la guerre » !

- le recrutement, sur concours, de nouveaux enseignants et personnels fonctionnaires, au minimum des 60.000 postes promis par Hollande en 2012 d’ici 2017

- le maintien et le renforcement du cadrage national de l’enseignement secondaire

- le maintien des moyens consacrés aux enseignements disciplinaires fondamentaux

- la sauvegarde d’une offre diversifiée d’enseignement des langues vivantes et anciennes dans tous les collèges

- l’établissement d’une carte scolaire contraignante permettant la mixité et la cohésion sociales

- l’intégration de l’enseignement privé à cette sectorisation et l’interdiction de toute subvention publique extra-conventionnelle à leur profit

 

Pour la jeunesse, Vallaud et Valls choisissent le PSG et le Qatar!

Pour la jeunesse, Vallaud et Valls choisissent le PSG et le Qatar!

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 18:05

1er mai 2015: le PCF Paris 15 en action!

 

Temps pourri, week-end prolongé après de dures semaines, vacances scolaires: malgré cela, les communistes de la section du PCF Paris 15ème ont été fidèles aux postes dans leurs entreprises et quartiers, à la manifestation: 5000 tracts, 2000 brins de muguet, 150 pots. Les sympathisants et camarades légitimement absents rivalisent de promesse de souscription! L'attention de France 3 tombe sur la manifestation dynamique de nos camarades à Convention.

Le 1er mai pluvieux ne doit pas obscurcir la perspective ouverte par le 9 avril !

Vivelepcf, 2 mai 2015

Nous reconnaissons que la manifestation syndicale traditionnelle du 1er mai 2015 n’a pas été l’une des plus suivies de ces dernières années.

Les circonstances externes, non-politiques, étaient pour le moins défavorables. La pluie battante restera dans les souvenirs, encore davantage pour les militants communistes qui vendaient le muguet des luttes le matin. Le week-end prolongé et les vacances scolaires ont évidemment joué.

Ceci dit, des questions politiques et syndicales se posent aussi et on aurait tort de se réfugier uniquement sous les parapluies. D’autant plus que cette faible mobilisation ne correspond pas au succès des manifestations, un jour ouvré, du 9 avril, à l’initiative de la CGT.

La manifestation « traditionnelle » n’est la propriété d’aucune organisation en particulier, mais de toutes celles qui, d’une façon ou d’une autre, sont héritières du mouvement ouvrier socialiste en France. Cela implique évidemment d’arranger ensemble l’ordonnancement de la manifestation. Mais pourquoi la CGT a-t-elle ressenti le besoin de signer un appel commun avec notamment le syndicat réformiste « autonome » UNSA ? L’UNSA a refusé toute référence à la journée d’action du 9 avril, car sa logique est à l’opposé de celle des révolutionnaires.

UNSA, FSU, Solidaires et CGT ont tenu à reprendre l’appel de la Confédération européenne des syndicats (la CES à laquelle collaborent aussi FO et la CFDT). Les positions de la CES, institution ultra pro-européenne, relai syndical appointé de la Commission européenne, militante notamment pour le projet de « constitution » européenne rejeté par notre peuple il y a dix ans, ne peuvent guère rencontrer les attentes des travailleurs de chaque pays et de France.

L’appel commun n’a pratiquement pas été diffusé par les militants CGT. Mais les tracts de la Confédération ou des Unions régionales sont restés à des revendications très générales, hausse des salaires, pensions et minima sociaux, voire sociétale égalité salariale hommes-femmes (vers le haut, heureusement !), « créations d’emploi pour combattre le chômage (sic).

Nous avons le souvenir des mobilisations massives de 2009 sur une « plateforme intersyndicale » aussi vague, puis de la perspective donnée aux manifestations géantes pour les retraites de 2010. Objectivement, ce qui renvoie à un changement politique général, électoral, maintenant pour 2017, après les illusions et désillusions de 2012, ne peut pas rassembler les militants, les travailleurs, les retraités, chômeurs et jeunes. Ce même 1er mai, les médias ont évidemment valorisé le rassemblement groupusculaire du FN et ses embrouilles politiciennes dirigées vers 2017…

C’est autre chose dont les manifestations du 9 avril ont exprimé la recherche : de revendications unifiant les luttes, les faisant converger pour faire reculer dès maintenant la politique du gouvernement.

Dans les manifestations, communistes, c’est ce que nous avons mis en avant ! Voir notre tract en lien.

Avec beaucoup de réactions très positives malgré la pluie… La perspective ouverte le 9 avril par l’avant-garde des luttes peut et doit continuer à animer les travailleurs après leur fête.

1er mai 2015: le PCF Paris 15 en action!

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"Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes" La situation politique exige plus que jamais l’existence d’un grand parti communiste dont la nécessaire indépendance de pensée doit être entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte des classes.