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CALENDRIER

1er mai 2015: Fête du travail

10 et 11 avril 2015: Conseil national du PCF

9 avril 2015: journée de grève et de manifestation interprofessionnelles, à l'initiative de la CGT pour la justice sociale, contre les politiques au service du patronat. Montée nationale à Paris, 13h00 place d'Italie

 

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pcfparis15@orange.fr - 01 48 28 60 05

Section PCF Paris 15, 130 rue Castagnary; 75015 PARIS

21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 19:59

Les personnels Korian-Champ-de-Mars en grève pour dénoncer les conditions d’exploitation dans la maison de retraite soi-disant de «standing ». Soutien !

PCF Paris 15, 21 avril 2015

Au minimum 5000 euros par mois, ça fait 170 euros par jour. C’est le prix réclamé aux personnes âgées et à leur famille, par le groupe privé lucratif Korian-Medica pour un long séjour dans sa maison de retraite du 64 rue de la Fédération dans le 15ème arrondissement.

Pour justifier un tel prix de séjour, la plaquette publicitaire argue entre autres de la proximité de la Tour Eiffel – c’est vrai mais quand on la voit tous les jours…, d’un « cadre idyllique » – c’est très subjectif, et de « prestations d’hébergement et d’accompagnement d’une construction moderne ». De ces dernières, les personnels en grève du 15 au 21 avril, ont dévoilé la réalité : sous-effectif, conditions de travail intenables, heures supplémentaires non-payées, salaires de misère etc.

La philosophie des dirigeants et des actionnaires du groupe Korian, fusionné maintenant avec Medica, ce n’est pas la sérénité du grand âge, c’est la captation de l’argent des familles vers les dividendes, c’est la ruée vers « l’or gris » suivant l’horrible expression qui réduit l’augmentation de l’espérance de vie en une source de profit.

En 2014, Korian-Medica, « numéro un européen » a annoncé un bénéfice net en hausse de 8,8%...

Nous soutenons et appelons les familles, les habitants du 15ème à soutenir les revendications des personnels en grève, c’est-à-dire la quasi-totalité des aides-soignants, des personnels de service, défendues avec le syndicat CGT :

  • La titularisation des salariés précaires
  • Des créations de poste pour assurer les remplacements,
  • La prise en compte des heures réellement travaillées
  • Une augmentation des salaires (moins de 1300 euros par mois, sans prime, c’est au plus bas de ces professions, pourtant pénibles).

Dans ce type de structure, les luttes sont âpres et de longue haleine.

La direction n’a pas hésité à dégarnir d’autres maisons de retraites pour faire effectuer, en jaune, le travail des grévistes. Le 15 avril, c’est un mouvement d’ensemble à Korian-Medica qui a poussé à la grève reconductible à Champ-de-Mars. Le 23 avril a lieu un rassemblement national devant le siège du trust, 32 rue Guersant dans le 17ème (à midi).

Les pouvoirs publics sont directement concernés. Ils n’ont de cesse d’affaiblir l’offre publique de prise en charge des personnes âgées et de soins de moyen et long séjours. En Ile-de-France, l’Etat, l’Agence régionale de santé et la direction de l’Assistance publique attaquent les structures publiques. Nous avons dénoncé le scandale du passage direct de la direction générale de l’AP-HP, où elle avait sévi, à la direction de Korian de 2006 à 2011. Nous n’acceptons pas les abandons de la municipalité de Paris qui veut aujourd’hui fermer sa maison de retraite de Sarcelles et qui privilégie les structures privées. Dans le 15ème, elle refuse de rouvrir le centre de santé lié à la maison de retraite municipale « Anselme Payen » pour faire le lit de la médecine lucrative.

Dans un secteur, malheureusement encore ouvert à la « concurrence » privée pour longtemps, l’existence d’un secteur public de référence, avec des conditions d’accueil dignes et transparentes, des statuts reconnus du personnel, est essentielle pour tous.

La grève à Korian-Champ-de-Mars rejoint une lutte d’ensemble. Elle ne fait que commencer.

Les personnels Korian-Champ-de-Mars en grève pour dénoncer les conditions d’exploitation dans la maison de retraite soi-disant de «standing ». Soutien !

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 22:03

Sur Canal +, Hollande poursuit sa campagne de promotion éhontée du FN en osant scandaleusement le comparer au « PCF des années 70 ».

Emmanuel Dang Tran, pour Vivelepcf, 19 avril 2015

François Hollande était l’invité de l’émission « le Supplément » ce 19 avril. Pour ses trois ans de mandat à l’Elysée, en toute connivence avec les journalistes aussi complaisants que faussement décontractés de Canal +, toujours sur son ton en mineur, il a multiplié les provocations au nez et à la barbe de ses propres électeurs de 2012.

Malgré le rejet massif de sa politique antipopulaire, encore exprimé aux élections départementales, il a réaffirmé qu’il la poursuivrait sans changement, aussi bien au plan national qu’international.

A nouveau, il a pris le prétexte de l’emploi, sans vergogne, malgré trois ans d’envolée du chômage. Plus que jamais, avec le patronat, avec les capitalistes de France et de l’UE, c’est au contraire sur le chômage que leur serviteur Hollande mise pour détruire les acquis sociaux et démocratiques, les salaires, la sécurité sociale etc.

Parmi d’autres provocations, on aura noté l’attaque contre les derniers contre-pouvoirs démocratiques du Parlement, qualifiés de « survivances des 19 et 20ème siècles », car il faut aller toujours plus vite dans l’intérêt des possédants. Hollande, Valls, Macron, après Sarkozy et Fillon, toujours avec l’Union européenne, c’est toujours le « Coup d’Etat permanent » pour reprendre la formule de Mitterrand.

Mais on retiendra surtout de cette émission comment, après les déclarations de Valls avant les départementales, Hollande a passé les bornes dans la promotion du Front national de Marine Le Pen. Porte-parole du système, Valls et Hollande s’appliquent à polariser la vie politique sur les élections de 2017 et la « menace Le Pen », à détourner la colère des travailleurs vers le vote FN.

Hollande rentre en plein dans la démagogie sociale du FN. Cela fait plusieurs années que nous analysons et dénonçons les tentatives des nouveaux dirigeants du FN de dévoyer les positions historiques et l’image du PCF comme parti des travailleurs.

Le calcul de Hollande et du système coïncide avec celui du FN. Le FN, repoussoir xénophobe et nationaliste, version Jean-Marie comme Marine, sert pour eux à dénigrer des positions progressistes aussi fondamentales que le rejet de l’Union européenne du capital ou – Hollande le reprend dans l’interview d’aujourd’hui – l’exigence de nationalisations démocratiques de secteurs clés de l’économie.

Sauf qu’entre le FN et le PCF, il n’y a pas seulement ces rivières de sang qui séparent historiquement les fascistes, les colonialistes, des résistants, des défenseurs des droits des peuples. Il y a une différence fondamentale, un fossé de classe, qu’évidemment Hollande a intérêt à ignorer. C’est là que ses propos et son calcul politiciens sont inacceptables et inquiétants.

La démagogie lepéniste, uniquement tournée vers les élections, s’arrête aux intérêts concrets du patronat. La priorité du FN, c’est de défendre la dictature de la propriété privée, de combattre les syndicats, la sécurité sociale (les « charges »), les luttes des travailleurs.

En fait, nous devons retenir une chose des paroles anticommunistes, proprement dégueulasses, de Hollande : l’hommage décerné à notre parti, à ce qu’il continue à représenter dans le pays. Le PCF, Parti de classe et de masse, organisé dans les quartiers, les entreprises, les campagnes, incarnés, dans les années 70, par des centaines de milliers de militants, d’une certaine façon aussi par une personnalité comme celle de Georges Marchais, reste la terreur des classes possédantes, de leurs serviteurs du système politique PS+UMP+FN.

Raison de plus pour le faire vivre, le renforcer sur ces bases de classes historiques, contre les forces du capital, contre leur recours au fascisme !

Sur Canal +, Hollande poursuit sa campagne de promotion éhontée du FN en osant scandaleusement le comparer au « PCF des années 70 ».

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 21:32

Avant un plus ample compte-rendu, une première impression d'un jeune camarade cheminot après la réunion organisée par la JC Paris 15

Très belle rencontre ce soir à la section Pcf Paris Quinzième, avec Henri Derrien, ancien secrétaire de la cellule d'entreprise PCF des usines Citroën du XVème, à l'époque où le PCF était "le parti de la classe ouvrière".

Il nous a raconté cette expérience forte : la lutte des ouvriers communistes pour imposer le débat politique dans l'entreprise, les liens puissants avec la CGT, l'occupation de l'usine en 1968, les bagarres contre les nervis fascistes du "syndicat maison" CFT...

Cette rencontre passionante sur cette richesse aujourd'hui perdue, nous fait d'autant plus détester la ligne liquidatrice de la "mutation" du PCF, qui a conduit à la suppression des cellules d'entreprise, mais nous conforte dans la conviction qu il faut travailler d'arrache-pied à ce que le parti se réimplante dans l'entreprise, au plus près des travailleurs, de leurs débats et de leur luttes.

Plus que jamais, il est temps de remettre le PCF sur les rails de la lutte de classe !

"La politique et le PCF à l'entreprise" - rencontre/formation JC Paris 15

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 21:00

Conseil national du PCF des 10 et 11 avril 2015, intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, secrétaire de la section du PCF Paris 15

Les importantes manifestations de jeudi (9 avril) ont rassemblé l’avant-garde de la classe ouvrière. Elles portent la perspective de rupture politique dans l’intérêt du monde du travail. Elles devraient être au centre des préoccupations de notre Conseil national. Je constate que ce n’est pas le cas.

Du point de vue du monde du travail et, en particulier du PCF, on ne peut guère trouver de sujet de satisfaction dans les résultats des élections départementales, sinon peut-être très localement (Val-de-Marne…).

Le refus de la politique gouvernementale s’est, certes, à nouveau exprimé massivement. Mais il se heurte plus que jamais à l’impasse politique institutionnelle. Le pouvoir ne sort pas entravé du scrutin pour continuer et aggraver la même politique antisociale.

Son rejet s’est d’abord manifesté par l’abstention, qui avec les blancs et nuls, dépasse les 50% – sans compter les non-inscrits.

Le système de l’alternance « gauche/droite » continue de fonctionner, tant bien que mal, même massivement discrédité. Il est complété maintenant, à part entière, par le FN. On est passé de « l’UMPS » au PS+UMP+FN.

Le calcul politicien, tel que Valls l’a dévoilé grossièrement pendant la campagne, fonctionne. Le repoussoir FN plombe la droite, crée un réflexe minimum de mobilisation à « gauche » derrière le PS. Surtout, il contribue à polariser la vie politique sur les échéances de 2017, dans une logique de moindre mal. Dans le flou des positions démagogiques et contradictoires du FN, un point est soigneusement mis en avant par l’idéologie dominante: le nationalisme de l’extrême-droite sert à discréditer toute opposition à l’Union européenne du capital.

Les résultats du PCF n’ont pas été en état de perturber ce scénario électoral. Et pour cause ! La direction du PCF a pris la lourde décision d’emblée de dissoudre le vote communiste au plan national.

Aux élections cantonales de 2008 (8,82%), à celles de 2011 (7,46%) – malgré le début du brouillage du Front de gauche – la persistance du vote et de l’ancrage communistes s’était manifestée (certes sous des gouvernements de droite qui relativisaient la participation aux exécutifs départementaux de «gauche » avec le PS).

Aux départementales 2015, il est purement et simplement impossible de décompter le vote communiste. Suivant les cantons, la direction du PCF n’a pas présenté de candidats, ou bien a soutenu des candidats qui étaient aussi ceux du PS dès le 1er tour, ou bien encore a fait des alliances avec des partenaires divers, dont, dans un tiers des cas, avec EELV, regroupement opportuniste pour le moins éloigné des positions communistes – c’est le moins que l’on puisse dire – radicalement même sur l’Europe.

Les sondages « sortis des urnes » attribuent entre 5,5% et 6% au Front de gauche. Mais que représente le Front de gauche à ces élections quand les paroles de Mélenchon et de Pierre Laurent s’opposent autant médiatiquement ?

Il n’est pas raisonnable de la part de la direction d’afficher faussement, à destination des lecteurs de l’Humanité, un résultat de 9,4%. C’est additionner des choux et des carottes ! Dans le détail, vous ne comptez pas les 26% des cantons où le FdG n’avait pas de candidat et soutenait implicitement ou explicitement le PS. Mais vous comptabilisez pour le FdG toutes les voix dans les cantons où il y avait alliance avec le PS ou soutien du PS dès le 1er tour. Et vous comptez comme vote « communiste » les voix des candidatures communes avec EELV. C’est n’importe quoi ! Essayer de se mentir pour se défausser de la critique, c’est la pire façon d’aborder l’avenir !

Selon le rapport d’Olivier Dartigoles, il resterait 166 élus départementaux PCF ou apparentés, au lieu de 227. Parmi eux, 133, au plus, sont membres du PCF. C’est évidemment a priori un point d’appui pour les populations. Mais, il est stupide de proclamer pour autant, comme le fait un communiqué du CN, que le Front de gauche constituerait la 3ème force politique du pays, même si 133 élus, c’est deux fois plus que le nombre d’élus du FN (62)… C’est aussi deux fois plus que le nombre d’élus du PRG (62) ! Le point commun avec le PRG, pour la première fois, c’est que 44 des 133 élus communistes étaient candidats du PS dès le 1er tour…

Pierre Laurent, dans son intervention d’hier, a souligné la nécessité de subordonner les alliances électorales à la stratégie politique et celle-ci aux contenus. Je fais remarquer que la direction a pris soin de faire l’inverse. La réunion du Conseil national consacrée à la préparation des départementales a eu lieu le 15 octobre 2014 alors qu’une conférence nationale était convoquée le 8 novembre…

La ligne décidée par la direction suit bien une cohérence, même si elle décidée en dehors des communistes. Elle consiste à combiner les deux fers au feu de la social-démocratie. Cette cohérence s’est traduite par une désastreuse géométrie variable dans les alliances électorales. A ce jeu, le vote communiste disparaît et le PCF est perdant à tous les coups.

D’un côté, pour garantir les sièges, pour assumer la participation/collaboration aux exécutifs de « gauche » sortants, les directions du PCF ont présenté des candidatures en connivence directe avec le PS. L’image de Pierre Laurent, main dans la main avec Cambadélis avant le 2nd tour, continuera à peser lourdement. Cela ne signifie pas pour moi le refus de tout accord de désistement avec le PS pour le second tour ; mais seulement lorsque le positionnement est clair au premier. Cette politique associe logiquement le Parti au désaveu de la « gauche » gouvernementale.

De l’autre côté, suivant les situations électives locales, les directions du PCF ont soigné une posture critique à gauche, en préparation de 2017, avec des « frondeurs », des PS déguisés en « divers gauche », en « Nouvelle Donne », ou des « écologistes ».

A entendre la discussion de notre CN, cette combinaison ambiguë, impossible à assumer ouvertement, va rester à l’ordre du jour jusqu’aux élections régionales de décembre 2015. Vu le mode de scrutin, la volonté de poursuivre la participation, la collusion, aux exécutifs régionaux de gauche, il sera impossible d’être clairs vis-à-vis de la politique du PS. La constitution des listes pour le 1er tour, offrira la possibilité de soigner une image « à gauche de la gauche » pour préparer 2017. Après les régionales, en 2016, on pourra passer à une étape déjà expérimentée lamentablement par les communistes : celles des disputes pour le choix du candidat de la « gauche de la gauche » pour les présidentielles !

Quel scénario ! J’ai envie de dire aux camarades : « Vous avez apprécié les collectifs antilibéraux, vous avez aimé le Front de gauche, vous allez adorer les « Chantiers de l’espoir » » !

Je remarque combien notre CN est maintenant embarrassé avec le « Front de gauche ». Faut-il même garder la « marque » alors que Mélenchon en est de fait dépositaire nationalement et que le PG ne se prive pas de tailler des croupières au PCF à tous les niveaux ? Ce n’est pas faute que quelques-uns ici, dont je fais partie, aient alerté ! Nous avons dénoncé fondamentalement la poursuite de la stratégie d’effacement du Parti et des positions communistes avec le « Front de gauche ». Mais nous avons aussi alerté sur le risque immédiat de donner les clés à un politicien socio-démocrate comme Mélenchon. Difficile de contester aujourd’hui que nous avions raison.

Les « Chantiers d’espoir » [à la réunion desquels certains dirigeants du Parti se sont rendus juste après le CN, le 11 avril] sont le nouveau lieu de rencontre et d’affrontement de toutes les postures, personnalités et groupes qui ambitionnent d’occuper l’espace de la « gauche de la gauche », en forces d’appoint de la social-démocratie. L’appel de lancement est si vague qu’il pourrait être signé par le pape. La référence des EELV, rocardiens de « Nouvelle Donne » ou PS « frondeurs », c’est le programme de Hollande en 2012 !

Ça promet ! On connaît ! 2016 sera l’année des guéguerres pour désigner le ou la candidate de la gauche « radicale » pour les présidentielles. Les négociations politiciennes, sans fin, pour les places éligibles aux régionales sera le lot d’ici la fin de l’année 2015 !

Hier, Pierre Laurent a mis en garde à juste titre : « Notre discours peut passer au-dessus de la tête des gens des quartiers ». Avec ces combinaisons politiciennes, c’est sûr !

Plusieurs membres du CN ont soulevé la nécessité d’organiser des campagnes de « solidarité concrète ». Oui ! Partir de la détresse et de la colère de la population : oui ! Mais non pour les canaliser, non pas même pour seulement les exprimer mais pour les traduire en luttes politiques en s’appuyant sur l’avant-garde telle qu’elle a défilé le 9 avril ! Allons-y !

[Je n’ai pas eu le temps au CN de détailler toutes les propositions suivantes. Je les mets en discussion dans ce texte].

- L’anniversaire de la sécurité sociale, les luttes contre le démantèlement de l’hôpital public appellent un large mouvement convergent pour réexpliquer et reconquérir le financement solidaire par la cotisation sociale.

- La revendication de la semaine de 32 heures monte, notamment dans l’industrie. Profitons-en pour lancer une campagne pour la véritable semaine des 35 heures, alors que les salariés à plein-temps travaillent en fait 39,4 heures en moyenne, autant qu’avant les lois Aubry dont le patronat a tant profité.

- L’annonce récente de la montée de l’Etat dans le capital de Renault devrait nous amener à reprendre nos propositions de nationalisations démocratiques telles que nous aurions pu et dû les avancer pour l’automobile (PSA), la sidérurgie (Arcelor) ou Alstom.

- A nouveau, j’appelle à une campagne nationale contre les augmentations des tarifs publics. La défense des services publics ne saurait se limiter à des « coordinations » alibi [Le rapport du CN a vanté les « Assises pour le service public »], dirigées par des ex-cadres de la CFDT, sur des bases opportunistes. On ne peut pas se battre pour les services publics avec les politiciens qui ont appuyé le démantèlement de la SNCF avec la « réforme ferroviaire », qui la pratiquent dans les régions. Pas plus qu’avec ceux qui défendent l’UE du capital et ses directives de mise en concurrence. Pour la SNCF, La Poste : prenons, communistes, nos responsabilités pour faire converger les très nombreuses luttes locales sur la position politique de fond de défense et de reconquête des grands monopoles publics nationalisés !

Quelques-uns l’ont évoqué : Les débats et soubresauts actuels dans la CGT ne peuvent nous laisser indifférents. Plutôt que de faire la part belle aux réformistes et aux représentants du patronat [comme à la « Convention nationale pour l’industrie » d’octobre], donnons des repères politiques de rupture aux camarades syndiqués qui en sont à la recherche.

Un dernier mot sur la Grèce. Arrêtez ! Être solidaire avec les Grecs, ce n’est pas soutenir le gouvernement de coalition Syriza/ANEL (parti d’extrême-droite) ! La question n’est pas de souhaiter ou de ne pas souhaiter la réussite du plan de Syriza. Son plan – très modeste – de relance capitaliste est voué à l’échec. Ils continuent à se placer à la merci de l’UE du capital. Ils multiplient les gages de soumission à l’OTAN, aux possédants, aux armateurs notamment. Il est maintenant possible que la Grèce finisse par sortir de l’euro. Ce qui aurait pu et dû être une reconquête de souveraineté, risque de passer – à cause du parti pris de Syriza – pour une « punition » infligée par l’UE et la BCE.

Communistes, nous devrions analyser et démonter cette pédagogie de la résignation à destination européenne, au lieu d’y participer !

Et surtout ne suivons pas la ligne du Parti de la gauche européenne, PGE, soumise à l’UE ! Comment peut-on aujourd’hui valider le nouveau diktat imposé par l’UE, le FMI et les grandes puissances européennes à la Grèce dans les mêmes termes que ceux que nous avions dénoncés quand la droite était au pouvoir ? Syriza, dans ses compromis est peut-être obligé de l’accepter [Tsipras a pris garde de ne pas le soumettre au Parlement grec]. Mais, si nous voulons être solidaires du peuple grec, nous ne pouvons que le dénoncer dans nos pays. La section allemande du PGE, die Linke, se déchire sur cette question. Syriza elle-même se fracture.

En France, communistes, cessons de soutenir l’illusion d’un capitalisme européen à visage humain !

Conseil national du PCF des 10 et 11 avril 2015, intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 09:29

Succès de la manifestation nationale du 9 avril : des militants, des salariés, disposés, décidés à affronter la politique du Medef

PCF Paris 15, 10 avril 2015

Une « très belle manif ». C’est l’impression revigorante que nous partageons de la mobilisation nationale à Paris, à l’initiative de la CGT (rejointe par trois autres syndicats), ce 9 avril, contre la politique antisociale du gouvernement.

Il y avait plus de 100.000 manifestants à Paris dans un défilé qui s’est étalé sur pas moins de quatre heures. Les manifestations en régions ont rassemblé entre 150.000 et 200.000 manifestants. Des grèves, notamment dans l’éducation nationale en Ile-de-France ont également été bien suivies.

On n’est pas surpris que, malgré sa force, cette mobilisation aura à peine fait parler dans les médias, beaucoup moins que les divergences ou connivences stratégiques au sein de la famille Le Pen…

Mais on a pu apprécier, d’abord chez les militants et les salariés en lutte, une détermination nouvelle à aller à l’affrontement, une attente d’une ligne combative générale. Le lourd poids des illusions semées avant les élections de 2012, et de la désillusion qui s’en est suivie, commence enfin à être dépassé. Le cortège de la CGT, au moins 80% de l’ensemble, portait des revendications précises, secteur par secteur ou globalement, contre le projet de loi Macron notamment. Les grévistes de Radio France ont reçu hier aussi un soutien massif dans leur bataille d’enjeu national pour le service public.

Les communistes de la section du PCF Paris 15 défilaient avec leur syndicat ou tenaient un point de rencontre sur la manifestation. En jonction avec des camarades communistes de province, nous avons été plus de 70 à aller à l’échange sur la base du tract « La rupture politique passe par les luttes. Sonnons le signal de la riposte » (en lien).

Une nouvelle fois, nous avons constaté la force du repère de classe que représente notre emblème, la faucille et le marteau. Dans les très nombreuses discussions, il est arrivé, assez souvent, que l’on nous reproche – injustement car nous n’y sommes pour rien – l’alignement de la direction du PCF sur les différents camps de la social-démocratie, dernièrement aux élections départementales. Beaucoup de conversations ont porté sur la situation de la CGT, entre espoir et volonté d’intervenir pour que les récents changements de dirigeants se traduisent par une ligne plus révolutionnaire.

L’état d’esprit général était à éviter toute nouvelle perspective illusoire de changement aux élections de 2017, toute diversion du moteur de l’alternative politique, les luttes. Nous avons soumis nos analyses et nos propositions de luttes convergentes, constatant que c’est cela que l’on attend du PCF.

Cette mobilisation, la première vraiment réussie depuis plusieurs années, peut et doit amener d’autres mouvements forts, dans les entreprises et dans le pays. Le 1er mai est la prochaine étape nationale du mouvement d’ensemble attendu et à construire. Communistes, toutes nos actions iront dans ce sens.

Comme tous les manifestants d’hier, nous sommes « regonflés » !

 

Succès de la manifestation nationale du 9 avril : des militants, des salariés, disposés, décidés à affronter la politique du Medef

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 06:21

Soutien aux grévistes de Radio-France ! Le pouvoir démasqué dans son entreprise de sabotage du service public de l’information et de la culture.

PCF Paris 15 & JC Paris 15, 8 avril 2015

Depuis le 19 mars, les personnels de Radio-France sont en lutte contre les projets qui menacent leurs conditions de travail et un service public national de référence. Leur grève connaît un large mouvement de soutien parmi les auditeurs et dans le pays. Il est totalement justifié. Cette lutte fait éclater au grand jour la stratégie de démantèlement rampant du service public de l’audiovisuel poursuivie sous Hollande comme sous Sarkozy.

L’actuel PDG de Radio-France, Mathieu Gallet est l’illustration flagrante de cette continuité. Ancien collaborateur de la ministre UMP Albanel, il a été la cheville ouvrière de l’assèchement des ressources publicitaires de France Télévisions en 2009. Le gouvernement PS le récompense en 2014 en le désignant, en connivence avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), à la tête de Radio-France. Le CSA, dont – rappelons-le - les membres sont nommés par le pouvoir et qui n’a rien « d’indépendant ».

Gallet se voudrait droit dans ses bottes. Il est plutôt péteux. Depuis 2001, la rénovation de la tour, puis de l’ensemble de la Maison de la radio, a été le moyen de vider les comptes de Radio-France. Budgétisés à 175 millions d’euros, les travaux – à force de marchés livrés au privé, de malfaçons – atteindront 584 millions d’euros. Symbole de la politique de gabegie, le réaménagement du bureau du PDG – avec des bois précieux – aura coûté, avec l’approbation de Gallet, 105.000 euros au lieu de 34.000.

Ces chiffres dévoilés détruisent le prétexte avancé par le PDG et le gouvernement pour justifier leur plan antisocial. Le pseudo déficit – entièrement fabriqué l’Etat lui-même – de 21 millions d’euros paraît-il en 2015 ne représente que le 20ème du surcoût des travaux !

Il y a bien un plan d’affaiblissement du service public de Radio France. Il consiste à livrer des activités entières à des sous-traitants privés, ce qui finit toujours par coûter plus cher pour des prestations de moindre qualité. Il consiste à faire pénétrer un peu plus l’esprit commercial dans l’entreprise (par exemple avec le mercato des animateurs ou la recherche de sponsors). Il consiste à affaiblir la position des radios de Radio-France dans la concurrence avec le privé. La qualité des émissions publiques obligent les concurrents à une certaine tenue, même relative. Il s’agit enfin d’attaquer la diversité culturelle, le sérieux de l’information, l’éducation à l’esprit critique, aussi leur rayonnement international, qui sont au cœur des missions de Radio-France.

Comme d’habitude, un rapport de la Cour des comptes (présidée par l’ex-dirigeant du PS, Didier Migaud) est tombé juste avant l’annonce du plan antisocial. Mais il risque de se retourner contre ses instigateurs, vu l’intensification et l’écho croissant de la lutte. La Cour dévoile le pot-aux-roses . Elle incite notamment à liquider un orchestre sur deux, deux rédactions sur trois (fusion de celles de France Inter, France Infos et France Culture). A France Télévisions, la même politique est à l’œuvre avec la remise en cause de la rédaction nationale de France 3. Le pouvoir ne veut entendre qu’une seule voix ! Mais la Cour des comptes est bien obligée également de constater la politique de sabotage financier dénoncée par les grévistes.

En difficulté, le gouvernement temporise sur ces projets. Il charge le PDG qui pourrait éventuellement servir de fusible. Les grévistes ont raison : Mathieu Gallet n’est pas le problème, seulement un symptôme. Mais le gouvernement veut avant tout faire passer le plan de suppression de 380 emplois, étape décisive pour la poursuite de sa politique de casse. Il est inacceptable socialement. Mais il est aussi inacceptable parce qu’il démembrait des services entiers, parfois uniques, en les privant des moyens humains et des compétences.

Communistes, nous soutenons entièrement et appelons à soutenir les salariés en lutte de Radio France. Leur combat pour ce service public fondamental et structurant est d’enjeu national. Avec eux, nous refusons toute suppression de poste, toute externalisation. Nous exigeons que ce soit les responsables et non le service public qui payent les frais de la gabegie passée. Nous demandons que soient restituées les ressources notamment de France Télévisions (publicité après 20h00), que soit limitée la publicité dans le privé, pour que la redevance puisse être redistribuée dans l’intérêt de l’ensemble du service public de l’audiovisuel.

La lutte des personnels de Radio-France est exemplaire. Elle peut et doit gagner. Elle sera l’un des fers de lance de la journée de grève et de manifestation interprofessionnelle du 9 avril. Manifestation nationale : 13h00, Place d’Italie.

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 14:58

Salaires, travail, sécurité sociale, services publics, logement : La rupture politique passe par les luttes !

PCF Paris 15ème, 7 avril 2015

A l’initiative de la CGT, quatre organisations syndicales appellent à la grève jeudi 9 avril 2015 contre la politique antisociale poursuivie par le gouvernement. Une manifestation nationale partira à 13 heures de la Place d’Italie vers les Invalides.

Cette mobilisation est très importante. Elle va sonner le signal de la riposte du monde du travail face à la politique qui ne cesse de précariser, d’appauvrir les salariés, les retraités, les jeunes, les paysans. Dans cette période, la rupture politique ne peut passer que par le développement des luttes, de leurs convergences, par de premières victoires sociales.

La perspective politique institutionnelle est en effet plus bloquée que jamais. Les dernières élections départementales montrent une situation paradoxale. La politique du pouvoir est profondément désavouée : les partis au gouvernement obtiennent les voix d’un électeur inscrit sur 8, moins d’un sur 5 avec leurs alliés de gauche. Mais Hollande et Valls entendent aggraver leur politique comme si de rien n’était.

Les dégâts du « Pacte de responsabilité » s’aggravent. La TVA augmentée que nous payons, l’argent de nos hôpitaux, nos retraites, nos allocations familiales sont détournés – à la hauteur inédite de 40 milliards d’euros par an – vers le profit capitaliste. Engraissés, les patrons continuent à liquider emplois et entreprises en France. Ils en redemandent (les profits du CAC 40 ont bondi à 64 milliards d’euros en 2014).

22000 emplois par an d’ici 2017 vont ainsi être supprimés dans les hôpitaux publics alors que la situation est tendue à l’extrême et que les besoins de soins montent. La loi fourre-tout de la ministre Touraine poursuit la politique de privatisation de la santé. La loi fourre-tout du valet de la finance, Macron, continue la casse du droit du travail. Le démantèlement des services publics s’accélère. La liste des mauvais coups serait trop longue à dresser.

Le blocage politique n’est pas à trouver dans l’efficacité de la propagande officielle. Les discours sur les déficits ne convainquent plus personne quand le pouvoir les creuse lui-même, par dizaines de milliards, en cadeaux au patronat, en dépenses militaires, en scandales divers (1 milliard balancé pour « l’écotaxe », ou les concessions autoroutières). L’idéologie dominante n’ose plus agiter le prétexte européen tant l’UE du capital est profondément rejetée par les peuples, 10 ans après le vote NON – bafoué - du peuple français au référendum sur la « constitution » européenne.

Mais le pouvoir parvient encore à enfermer et écraser la perspective politique dans l’impasse de l’alternance droite/gauche, PS-UMP qu’il complète maintenant en un véritable système PS-UMP-FN.

Le système cultive l’écœurement, la résignation, l’indifférence politique qui conduit électoralement à l’abstention ou au choix du « moindre mal ».

Les partis de l’alternance, qui poursuivent la même politique depuis 30 ans tour à tour, ont de plus en plus de mal à se différencier quand ils sont dans l’opposition. L’UMP et ses satellites n’ont même pas obtenu le vote de 20% des inscrits aux départementales.

Le FN sert d’auxiliaire au pouvoir depuis 30 ans. Il se voit assigné un rôle accru. Valls l’a montré grossièrement avant les élections. Le FN sert à la fois à détourner et stériliser la colère et, comme repoussoir, à laisser passer la politique au service du capital - leur camp à tous. La démagogie technocratique de Philippot et l’image extrémiste de Jean-Marie Le Pen se complètent. Archi pro-européen dans les années 80, le FN sert en particulier à diaboliser le refus de l’intégration dans l’UE du capital, à dévoyer l’opposition de classe des travailleurs à l’UE dans le nationalisme.

Valls a lourdement insisté : la vie politique doit être polarisée sur les élections de 2017 et sur le danger Le Pen, pour qu’il puisse mieux continuer sa politique antisociale d’ici là. L’UMP offre déjà le spectacle dégoûtant, sur fond d’affaires et de coups bas, des « primaires » politiciennes pour 2017. La « gauche » s’y prépare. Une soi-disant « gauche de la gauche », avec ces députés PS « frondeurs » (qui ont avalisé toute la politique du gouvernement et dont la référence est le programme Hollande 2012), les « écolos » maastrichiens et quelques autres commencent à rejouer leur rôle de second fer au feu de la social-démocratie de Hollande ou Valls.

Pour nous communistes, il est grand temps que se manifeste l’expression politique des travailleurs dans la lutte des classes. Le 9 avril en fournit une occasion très importante.

Le 9 avril, on ne manifestera pas pour un vague programme de gauche pour 2017. Communistes, nous faisons partie de ceux qui n’ont pas propagé d’illusions en 2012 sur l’élection de Hollande. Ces illusions n’ont que trop gravement démobilisé le monde du travail face à la « gauche » au pouvoir. Le 9 avril, on ne manifestera pas pour appuyer une soi-disant « gauche de la gauche » destinée à servir de force d’appoint en 2017.

Le 9 avril, on ne manifestera pas sur la base du plus petit dénominateur commun contre le FN. Entre les organisations de travailleurs et les fascistes, il y a un fossé, historiquement empli de sang. Mais l’expérience nous enseigne à d’abord lutter contre la politique qui fait leur lit.

Le 9 avril, on manifestera pour ne pas laisser la rue aux forces réactionnaires. S’emparant de questions de société, agitées comme diversion par le gouvernement, les catégories les plus rétrogrades ont pu s’emparer dangereusement de la rue, restée vide après 2012. Des catégories, aux privilèges archaïques et intenables, comme les notaires, ou bien défendant un système injuste et en faillite, comme certains médecins libéraux (au mieux, certains se trompent de colère…) sèment la confusion sur l’opposition aux projets de loi Macron ou Touraine. Le 9 avril, la voix des travailleurs va clarifier les choses. Le 11 janvier, le pouvoir a cyniquement instrumentalisé l’émotion populaire qui a suivi les attentats odieux de Charlie-hebdo pour faire diversion, se refaire une virginité, et, dangereusement, au contraire de ses objectifs affichés, attiser les replis communautaristes, les haines, justifier sa politique de guerre et de répression des libertés. Le 9 avril, on manifestera aussi pour défendre nos acquis démocratiques fondamentaux.

Le 9 avril, on manifestera avant tout pour développer et faire converger chaque lutte, pour gagner des victoires et commencer à inverser cette politique. En juin, les cheminots sont passés tout près de faire capoter la « réforme ferroviaire » visant à dissoudre et démanteler la SNCF (elle est passée notamment grâce aux « frondeurs » !). Ils ont conservé une grande force de mobilisation contre son application. Dans l’automobile (PSA), la métallurgie (Alstom, Arcelor) des mobilisations nationales ont été amorcées contre les délocalisations. Dans le commerce, les luttes se multiplient pour les conditions de travail, contre la surexploitation. Dans les services publics – Poste, hôpitaux, transports, à l'éducation nationale etc. -, il ne se passe pas une semaine sans que des luttes éclatent un peu partout en France. Elles ne demandent qu’à s’unir ! A Radio-France, la grève démasque, avec courage et détermination, la politique de sabotage du pouvoir.

Communistes, nous serons présents le 9 avril avec nos propositions de rupture et de luttes nationales, notamment:

  • Pour la défense de la Sécurité sociale, le rétablissement de son financement solidaire, la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales
  • Pour la reconquête des services publics nationalisés, des grands monopoles publics, contre les hausses de tarif
  • Pour un vaste programme de nationalisations démocratiques dans la banque, l’industrie et le commerce
  • Pour la vraie semaine de 35 heures
  • Contre l’application des directives européennes et pour la rupture avec la politique de l’UE et son instrument l’euro
  • Contre les interventions militaires françaises dans le monde

Le 9 avril, par centaines de milliers, par millions, ça comptera ! D’ores et déjà, préparons les suites !

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 20:25
Bus RATP PC1 : Usagers, refusons la nouvelle dégradation des conditions de transports ! NON aux suppressions de bus !

Bus RATP PC1 : Usagers, refusons la nouvelle dégradation des conditions de transports ! NON aux suppressions de bus !

PCF Paris 15, 29 mars 2015

La ligne de bus du PC1 est surchargée. Les bus sont bondés aux heures de pointes. Aux heures creuses, les temps d’attente sont dissuasifs. Personne ne le conteste.

C’est bien au nom de cela que la RATP, la Ville et la Région (le STIF) justifient leur projet de prolonger le tram à travers le 16ème, le 17ème, sur le tronçon manquant du Pont du Garigliano jusqu’à la Porte de la Chapelle, avec des étapes à la Porte d’Asnières et/ou à la Porte de Champerret, terminus du PC1.

Mais en attendant ? La RATP et ses commanditaires semblent au contraire vouloir dégrader encore davantage la situation.

La direction du dépôt de Croix-Nivert a ainsi décidé de supprimer un service et demi, soit 6% des bus en matinée. Dans une situation tendue à l’extrême, cette décision, qui serait applicable le 1er mai, est de nature à désorganiser toute la ligne. Moins de bus aux heures de pointe, bientôt des arrêts supprimés, des terminus avancés à la Porte Maillot ou à la Porte Dauphine etc : usagers, nous allons subir, si nous laissons faire. En parallèle, les machinistes verraient leurs cadences accrues, leurs temps de pause réduits, leur organisation du temps de travail bouleversée.

Pourquoi sacrifier cette ligne ? Pour faire de petites « économies » permettant à la RATP de dégager du profit sur le dos des salariés et des usagers pour aller investir en Afrique du Sud ou en Arabie Saoudite ? L’ex-PDG Pierre Mongin s’est vanté de cette stratégie. Ce même Mongin, 8 mois seulement après son renouvellement à la tête de la RATP et son serment solennel devant le Parlement, vient d’annoncer qu’il quittait le service public pour une paie plus avantageuse chez GDF-Suez ! Assez de cynisme !

Le choix de la direction de la RATP aux dépens des habitants et des salariés du 15ème et du 16ème est d’autant plus injustifiable que l’ouverture, dès cette année, du ministère des Armées au « Balardgone » va drainer 10.000 salariés quotidiennement dans le secteur, venant du sud comme du nord. A court terme, les 86.000 mètres carrés de bureaux du projet « Qu4drans », à Balard, vont être ouverts. Déjà, pour les salariés de France Télévisions, du PMU, de la SAGEM, de la Préfecture ou de l’HEGP, le temps est très long quand ils empruntent la ligne 9 du métro, la ligne 10 puis doivent prendre en correspondance le PC1. C’est le cas également, parmi d’autres, des étudiants de l’IUT Paris-Descartes ou de l’IUFM de Molitor.

Les machinistes du PC1, à l’appel de la CGT, ont tiré le signal d’alarme et exprimé leur refus à la direction du centre RATP. Usagers, faisons de même, dans notre intérêt. Mettons les élus locaux, régionaux (le STIF contrôle le réseau de transport d’Ile-de-France) ou parisiens, devant leurs responsabilités : veulent-ils continuer à accompagner le déclin du service public du transport à Paris ?

Usagers, avec les agents de la RATP, disons NON à la dégradation programmée de la ligne de bus PC1 de la RATP !

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 20:18

« Caddie Test » : Flicage quotidien chez LIDL : rappeler leurs droits aux caissier(e)s, afficher sa solidarité !

PCF Paris 15, 26 mars 2015

Une camarade nous a relaté son expérience aux caisses du supermarché LIDL de la rue Labrouste. Elle vaut d’être rapportée.

Au cœur d’un quartier populaire, LIDL avec sa stratégie « Low Cost », attire une clientèle nombreuse, de tout milieu. Le personnel est sympa avec les clients. Pourtant, habitant généralement en banlieue souvent lointaine, en sous-effectif permanent, ce n’est pas si facile tous les jours.

Ce jeudi 26 mars, sur les coups de 14 heures, seules deux caisses sont ouvertes, puis trois. Les queues sont longues. Il faut compter au moins 15 minutes, plutôt 20. Les caissier(e)s ont la pression, comme tous les jours. Le « vigile » tâche d’alléger leur tâche.

Dans sa queue, notre camarade remarque devant elle une jeune fille avec un charriot bien rempli, notamment de bouteilles de vin. Au moment du passage en caisse, la caissière constate que dans le carton de Côtes du Rhône de base se trouve une bouteille de bon Bourgogne. La jeune fille dit que c’est une erreur. Puis, au moment de payer, elle indique qu’elle est en « Caddie Test ». « Caddie Test » ? Il faut cinq minutes, à l’exaspération des clients dans la queue pour annuler l’addition bidonnée. La jeune fille, au demeurant aimable et fraternelle avec ses collègues, est en fait employée pour vérifier le travail des agents de caisse sur la base d’une liste de courses, un « caddie », vicieuse calculée, pour établir un rapport pour le compte de la direction.

Notre camarade se renseigne puis se dit « ouf » : la caissière a bien vu la tentative d’entourloupe de la taule sur le pinard. Malheureusement, une autre, au moins, était programmée. La caissière a fait passer ensemble sur la balance des pommes d’espèces différentes. Cela pourra lui être reproché, malgré le prix identique des pommes.

Voilà comment ça se passe chez LIDL ! Les personnels sont mis à cran. La direction les met sous pression, les espionne sournoisement, puis les intimide pour la moindre erreur supposée en caisse et les menace de « faute ».

Cette gestion du personnel est indigne. Seules des conditions de travail correctes permettent de bonnes conditions d’accueil et une limitation des erreurs ou de la fraude éventuelle.

Le système LIDL (similaire à celui de ses concurrents) apparaît pour ce qu’il est : non pas des prix plus justes, mais des conditions de travail et rémunération plus scandaleuses.

Il se trouve que l’espionnage des salariés ne peut pas être normalement utilisé contre eux. Nous invitons les clients de ces commerces à se manifester, à indiquer aux salariés qu’ils peuvent prendre contact avec la CGT, à manifester leur solidarité avec eux.

Leurs conditions de lutte sont très dures : ensemble nous pouvons résister !

« Caddie Test » : Flicage quotidien chez LIDL : rappeler leurs droits aux caissier(e)s, afficher sa solidarité !

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 11:30
Décès de notre camarade Jacques DAMIANI

Nous avons appris avec tristesse le décès de notre camarade Jacques Damiani, de la section du PCF de Fontenay-sous-Bois, ancien déporté-résistant, dans sa 91ème année, le 21 mars 2015.

La section du PCF Paris 15ème adresse ses condoléances à son épouse Maryse, à son fils Loïc et à toute la famille, ainsi qu’à ses camarades de Fontenay.

Nos anciens camarades déportés résistants côtoyaient depuis des décennies Jacques dans les mêmes associations. Il a été président l’ADIRP du Val-de-Marne. Mais c’est à partir de la fin des années 90 que nous nous sommes trouvés en situation de militer ensemble dans le PCF. Notre section et le Réseau des communistes de Fontenay qu’animait Jacques se sont retrouvés dans le refus de la « mutation » réformiste, du processus d’effacement et de liquidation de notre parti, imposés par la direction.

Nous avons pu apprécier la justesse de l’analyse de classe de Jacques et nous en inspirer. Nous avons pu admirer sa ténacité, sa détermination, sa rigueur d’analyse, également son humour particulièrement fin en toute circonstance.

Nous reproduisons ci-dessous une interview dans laquelle il relate plusieurs épisodes de son combat dans la Résistance. Sa personnalité, renforcée par son adhésion au PCF dès 1941, éclate déjà.

La déportation l’aura marqué à jamais. « Toute sa vie, il a fait des cauchemars de ce qu’il a vécu dans les camps. Il s’en est sorti grâce au militantisme. Il avait rencontré des communistes en prison et n’a cessé de militer depuis » relate son fils. Il est libéré à Dachau, après des passages dans les camps satellites d’Allach et d’Hersbrück, dans le coma, pesant 28 kilos, meurtri par les coups des SS.

Jacques a exercé d’importantes responsabilités à l’Union locale CGT de Fontenay ainsi que dans la section du PCF et dans la municipalité communiste. Nous laissons aux camarades de son entreprise et à ceux de Fontenay le soin de rappeler son action alors.

Toute sa vie, Jacques a été un révolutionnaire.

Un hommage sera rendu à Jacques DAMIANI, le lundi 30 mars 2015, à 14h30 au cimetière communal de Fontenay-sous-Bois, 116 boulevard Gallieni.

Témoignage de M. Jacques DAMIANI (repris du site de la Mémoire du Bataillon FFI d’Eysses)

Jacques DAMIANI, né en décembre 1924, est entré dans la Résistance à 16 ans. Début 1941, il tente de rejoindre le général De Gaulle en passant par l'Espagne. Arrêté, il est remis à la police française de la zone «libre» qui le transfère à Marseille. Après de nouvelles tentatives infructueuses pour rejoindre Londres ou Alger avec d'autres jeunes, il rentre à Paris.

Dans la capitale, il fonde un groupe de résistance avec quelques jeunes gens. Dénoncé, arrêté par la gendarmerie française, il est remis aux autorités allemandes et condamné par le tribunal militaire allemand de Saint Cloud pour menées et propagande anti-allemande, détention d'armes et attaque de locaux occupés par des organes de la Collaboration.

Emprisonné au Cherche-Midi, il fait une tentative d'évasion qui échoue. Transféré à la prison de Fresnes, il adhère aux jeunesses communistes dans la cellule qu’il partage avec d'autres jeunes militants. Transféré au fort de Villeneuve-Saint Georges, il s'évade en décembre 1941 et s'occupe de faire passer la ligne de démarcation (1942).

De nouveau arrêté dans la région de Tours, il parvient à s'évader. Ses parents, eux-mêmes actifs dans la Résistance (sa mère, membre de «Libération Sud» ravitaillent un maquis; son père organise celui de «la Bâtie Roland» tout en travaillant pour le B.C.R.A.), le font inscrire, avec son jeune frère, dans une institution privée de Montpellier pour qu’ils finissent leurs études. Refusant de se plier à la discipline de l'établissement, et notamment de chanter «Maréchal, nous voilà» au moment de l'envoi des couleurs, ils montent un nouveau groupe de jeunes qui donne des «volées aux élèves collaborateurs». Tous les membres de ce groupe participeront ensuite à la lutte contre l'occupant.

Au bout de quelques mois, alors que Jacques DAMIANI cherchait à entrer dans la Résistance locale, il est contacté par un F. T.P. et accepte «sans hésitation» d'entrer dans un groupe clandestin à Nîmes (fin 1942). Il prend le pseudonyme d ' «Alezan». Dans son groupe de trois, il est chargé, en raison de ses bonnes connaissances en chimie, de la fabrication des bombes et participe à de nombreux «attentats».

Arrêté chez un autre F. T.P. au mois de mai 1943, il est placé en détention provisoire à la prison de Nîmes où il tente, en août, avec deux autres jeunes, une évasion qui échoue. Présenté à la Section Spéciale de Nîmes le 5 novembre 1943, il fait l'objet d'une mesure d'expertise mentale confiée au professeur E. de la faculté de médecine de Montpellier ce qui conduit à le transférer à la prison de cette ville. Au cours d'une manifestation patriotique organisée par les détenus «politiques » de la prison de Montpellier, il sera blessé d'une balle au ventre.

Son affaire étant présentée de nouveau devant la Section Spéciale de Nîmes, le 20 janvier 1944, il est condamné à deux ans d'emprisonnement.

Transféré à la centrale d'EYSSES, il participe à la tentative d'évasion collective du 19 février 1944. Transféré à la prison de Blois puis au camp de Compiègne, il est déporté à Dachau (convoi du 2 juillet 1944 qui acquerra le surnom de «train de la mort» parce qu'après quatre jours de transport, 980 personnes sont mortes). Déporté ensuite à Allach, puis à Hersbrùck, il est affecté dans ce camp au Sonderkommando (Commando des morts).

Déporté de nouveau à Dachau par les nazis qui fuient Hersbrùck devant l'avancée des troupes soviétiques (ils craignent d'être arrêtés par l'armée rouge et maltraités par elle), Jacques DAMIAN1 est libéré avec les autres survivants du camp par les troupes américaines le 29 avril : il fait partie des quatre survivants français d'Hersbrûck.

Soigné à l'hôpital américain parce qu’il a contracté le typhus trois jours après la libération du camp, il passe son temps de convalescence au bord du lac de Constance, il rentre en France le 15 juillet 1945.

Jacques DAM1ANI a exercé son activité professionnelle dans le domaine de la physique nucléaire.

Question : Pouvez-vous me parler de l'organisation de la Résistance F.T.P. et de votre rôle dans celle-ci ?

Réponse : Dans les F.T.P., il y a deux formes d'organisation : les «clandestins», qui fonctionnent en «trio», et les «légaux».

Les groupes de trois comportaient : le «politique» - dans mon cas, c'était mon camarade Jacques P. -, le «commissaire aux effectifs» - celui qui recrutait -, et le «technique» chargé des explosifs - c'était mon rôle.

Seul le «politique» était en contact avec l'échelon supérieur, et ainsi de suite. Cela évitait les chutes en cascade en cas d'arrestation.

Les «légaux» restaient chez eux, exerçaient leur métier. Mais on pouvait les mobiliser pour les opérations d'envergure.

Les clandestins se fondaient dans la population. Moi, je louais une petite chambre chez l'habitant, et tous les matins, je faisais comme si j'allais à l'Université. Je laissais des devoirs inachevés sur mon bureau. Et puis en fait, j'allais poser des bombes.

Les explosifs nous étaient fournis, souvent amenés par des femmes, avec le reste de l'intendance. C'est qu'à l'époque, tout était contingenté. Il fallait des bons de ravitaillement pour tout. Pour le clandestin, une des choses importantes était d'être toujours bien habillé parce que, dans une rafle, ça permet d'être moins suspecté. Un seul des trois allait au rendez-vous pour le ravitaillement avec «l'intendance». C'était dramatique de louper le rendez-vous, parce qu'alors, on n'avait plus rien. Combien de fois avons-nous dû sauter le repas faute d'argent ou de tickets d'alimentation parce que le rendez-vous avec le contact n'avait pu avoir lieu !

Pour en revenir aux explosifs, il fallait faire preuve, en tant que «technique» d'ingéniosité. On n'avait pas beaucoup de matériel. En 1943, il ne fallait pas compter sur un parachutage - il y en avait encore peu et quand il y en avait, ça n'était pas pour les F.T.P. qui étaient trop près du P.C.F. aux yeux de Londres et qui, de plus, pratiquaient la guérilla.

C'était surtout l'O.R.A. qui en recevait, mais il y a eu des problèmes dans le Gard entre les quelques maquis de l’O.R.A. et les F.T.P. Les dépôts d'armes de l'O.R.A. tombaient souvent aux mains des allemands...

Pour nous défendre, nous avons débuté en tout et pour tout avec un petit 6, 35 mm et quatre cartouches. Pour trois. Il était très joli d'ailleurs ce petit pistolet, avec sa crosse en nacre. Idéal pour un sac de dame. Nous n'avons jamais eu de plastic ou de crayons détonateurs. Il fallait se débrouiller. Notre arsenal se composait de quelques bâtons d'explosifs provenant des mines d'Alès, de détonateurs et d'une trentaine de centimètres de cordon Bickford.

Le problème avec ces explosifs, c'est qu’ils sont fusants et qu'il faut une compression pour que ça explose. Dans les mines, ils percent un trou dans la roche et ils tassent les bâtons d'explosif pour que la roche saute. C'était difficile d'obtenir une compression suffisante quand on voulait faire sauter un local ou une voiture. C'est la raison pour laquelle on devait les mettre dans un (....). Il y avait un autre système avec (.......) en lui faisant subir une réaction exothermique pour obtenir son explosion. Pour cela, j'ai pu récupérer du (....).

Sur la photo que vous me montrez, c'est une bombe que j'ai fabriquée avec (…..) Pour que ça saute, il suffit de la retourner.

Question : Celle que je vous présente n'a pas explosé. Le GMR qui l'a ramassée dans la rue a dévissé le tube et il ajoute, dans le procès-verbal, qu'il a entendu : «psschit», et qu'il l'a plongé dans l'eau...

Réponse : II a eu de la chance car c'est le contact de l'eau sur le (....) qui déclenche l'explosion de la poudre. D'habitude ça sautait bien. Je ne sais pas pourquoi celle-ci n'a pas explosé.

Question : Ce système de bombe à retournement est très complexe. Vous aviez sûrement de très grandes connaissances en chimie ?

Réponse : A l'époque, j'étais fasciné par la chimie. Avant-guerre, je fabriquais les feux d'artifice du 14 juillet pour la rue où nous habitions. Alors, j'avais quelques notions.

II fallait absolument économiser le cordon Bickford. On n'en avait pas beaucoup. J'utilisais de (…..)

Une fois, j'ai fait des bombes avec une amorce en (……). On avait attendu la nuit pour aller sur le parc de stationnement «Magaille» à Nîmes, où il y avait des voitures allemandes. On a accroché la bombe au réservoir d'essence. Dans la nuit noire, il a fallu que je gratte trois allumettes avant que le ruban ne s'enflamme. Cela a attiré l'attention de la sentinelle - le parc était gardé. On a bien failli se faire avoir parce qu'en explosant dans l'essence, le mélange magnésium-aluminium a éclairé comme en plein jour. On s'est enfui sous le sifflement des balles. Après on a décidé d'opérer en plein jour. C'était moins dangereux. Quand ça a été la saison des cerises, on a caché les bâtons d'explosifs, dans un sac en papier, sous les fruits. On passait à bicyclette et quand on voyait quelque chose à faire sauter qui pouvait nuire aux nazis, avec notre cigarette, on allumait la mèche. J'avais calculé la longueur des mèches lentes pour qu'aucun passant ne puisse être blessé. On avait environ 20 secondes pour nous éloigner en vélo.

En tout, il n'y a eu qu'un seul blessé pour toutes les bombes posées. Il a eu le tympan crevé quand on fait sauté une voiture civile allemande, près de Courbessac.

Un jour, alors que nous avions touché une livraison d'explosifs plus importante, on a fait sauter dans Nîmes une quinzaine d'objectifs, en particulier des voitures et des camions de l'occupant. Il nous est arrivé de croiser plusieurs fois la feldgendarmerie qui allait constater les dégâts. Etant donné la nature de nos explosifs, on ne pouvait pas faire de gros dégâts, mais on mettait les véhicules hors d'usage. L'objectif était surtout de harceler les nazis et pour le coup, c'était assez réussi. Et puis, l'impact sur la population était formidable. «La Résistance avait investi la ville». On espérait que ça allait les inciter à participer à la lutte contre l'occupant. Et puis, qui pouvait imaginer que ces multiples attentats étaient l'œuvre de trois jeunes gens «insouciants» profitant sur leurs bicyclettes d'une belle journée ensoleillée ?

Question : Comment avez-vous été arrêté et que s’est-il passé ensuite ?

Réponse : J'ai été arrêté chez Arthur G. et sa femme, à Nîmes. G. était un «légal». Cette «planque» m'avait été donnée après la blessure de notre politique, alors que j'attendais de nouveaux papiers et une nouvelle affectation. Le jour où l'on est venu les arrêter, on faisait des crêpes en écoutant Radio-Moscou. On n'a jamais mangé ces crêpes... Les brigades spéciales antiterroristes ont fait irruption dans la pièce. G. avait noté sur carnet, pratiquement en clair, tous les attentats commis dans la région. Les miens, avec ceux des autres. Evidemment, ils ont trouvé le carnet. Ce n'était pas très prudent d'avoir tout noté. J'ai passé plusieurs jours au commissariat entre les mains des brigades spéciales. Le contact était particulièrement brutal : j'avais les mains menottées et attachées au-dessus de la tête par un cordage suspendu au plafond. Il m'était impossible d'éviter les coups. Ce premier interrogatoire a été une mise en train pour ces sbires : j'en suis sorti tuméfié. Le commissaire M. , qui m'a arrêté avait embauché des droits communs dans ses brigades spéciales pour faire la besogne, nous arrêter, nous interroger... Ces tortionnaires faisaient en plus main basse sur tout ce qui avait de la valeur au cours des perquisitions. C'est comme ça que j'ai vu arriver l'un de ces «inspecteurs» vêtu de mon plus beau costume, pour venir m'interroger de façon musclée. Un coup de matraque m'ayant enfoncé les dents de devant, j'ai dû passer une partie de la nuit à les redresser afin de pouvoir fermer la bouche. Les jours suivants, j'ai appris que G. s'était ouvert le crâne en se jetant la tête la première sur le bord d'un bureau métallique pour arrêter de souffrir de leurs sévices. La suite des interrogatoires m'a paru moins pénible. L'accoutumance, peut-être. C'est par un inspecteur qui me conduisait à l'interrogatoire qui m'a appris la mort de mon «politique», mon camarade Jacques P. L'inspecteur m'avait demandé si je parlais anglais. J'ai fait un geste de la main pour dire que je le comprenais un peu. Il m'a alors glissé à l'oreille : «Your friend is dead.»

P. avait été gravement blessé, d'une balle au ventre, par des soldats allemands à Montfrin, lors d'une attaque de chenillette. Je l'ai fait examiner par le Dr. V. de Remoulins qui l'a fait hospitaliser. Nous avions convenu, en prévision d'interrogatoires, d'invoquer un accident avec un vieux revolver trouvé sur les bords du Gardon où nous allions nous baigner et je suis parti. Je ne l'ai plus revu.

Lorsque j'ai appris la mort de P., qui était le seul lien permettant de remonter la filière de l'organisation, j'ai rétracté une partie de ce que j'avais dit auparavant j'avais reconnu une bonne part des attentats pour que les recherches s'arrêtent. Après la mort de P., j'ai nié ma participation à certains attentats pour éviter d'avoir une peine trop lourde.

La prison de Nîmes, où je fus placé en détention préventive, m'a vu arriver en mauvais état. C'était une prison vétuste, aux murs épais, infestée de punaises, située en face des arènes : un véritable pourrissoir pour les jeunes délinquants avec lesquels j'ai été incarcéré parce qu'une fois de plus, j'étais avec les J3.

Sur trente jeunes, nous étions deux «politiques» : un jeune de Tournon, qui appartenait aux jeunesses communistes et moi. La première nuit, en remontant d'un interrogatoire, je ne pensais qu'à sombrer dans le sommeil sur le lit qu'on m'avait désigné pour oublier la douleur des coups reçus. Je ne tardais pas à tomber dans une lourde somnolence. C'est alors que les droits communs ont voulu me faire la plaisanterie classique du papier à cigarette, entre les orteils, qu'on allume. Sauf que là, en guise de papier à cigarette, ils avaient mis du papier journal plié en plusieurs épaisseurs. Je me suis réveillé en sursaut, méchamment brûlé avec des cloques aux pieds. Je suis entré dans une colère noire. J'ai attrapé une bouteille d'eau et j'ai tapé au hasard sur les jambes de ceux qui faisaient semblant de dormir et je leur ai dit que je casserais la tête du prochain «plaisantin», s'il y en avait un. J'ai clairement marqué, ainsi, la différence entre les politiques et les «droit commun». Je n'ai plus jamais été victime de leurs agissements.

Avec l'autre «politique» et un droit commun, prévenu pour abandon des chantiers de jeunesse, nous avons tenté une évasion le 12 août. Le jour «J», on est tombé sur le surveillant C. qui était de service ce jour-là. Ce n'était pas de chance que cela soit tombé sur lui parce qu'il était très « plan-plan ». On lui avait même donné le surnom de «le Lion». Pendant environ quinze jours, nous avons été battus aux trois relèves. L'un des gardiens y a gagné une médaille que ma mère, du comité d'Epuration de Remoulins, lui a fait retirer à la Libération. Elle l'a également fait chasser de l'Administration pénitentiaire.

Question : Comment s'est passé la première audience - celle qui a abouti à votre examen mental - et comment avez- vous ressenti cette mesure ?

Réponse : Je sais que je suis passé après l'affaire d'un homme qui comparaissait pour détention d'explosifs. J'ai trouvé sa défense très ingénieuse : il a dit qu'il se servait de nitrate d'ammoniaque pour fertiliser son jardin ! On était dans une salle assez grande. Et puis, quand ça été mon affaire, mon avocat a tout de suite proposé qu'on me soumette à un examen mental. Comme je n'avais jamais vu mon avocat, qui n'avait pas cherché à me rencontrer pour préparer ma défense, j'ai été le premier surpris de ce qu'il a demandé à la cour. Si j'avais su qu'il proposerait cela, je n'aurais jamais accepté. Au cours de l'audience, on ne s'est pas adressé à moi une seule fois. Leurs propos, très techniques, me paraissaient embrouillés. Je me souviens que le Procureur n'avait pas l'air de s'intéresser à la discussion. Le président et mon avocat parlaient beaucoup. Finalement, les juges ont accepté l'expertise et j'ai été transféré à la prison de Montpellier. Au bout de plusieurs jours, le Pr E. est venu à la prison. Il m'a examiné et n'a pas du tout été dupe sur mon cas. Il m'a proposé de me faire interner à l'asile de Fondarel, pour me protéger. Mais j'ai eu peur de me retrouver chez les fous et de ne pas pouvoir en sortir facilement. Remarquez, j'ai eu tort parce qu'un mois et demi après sont arrivés à la prison de Montpellier le surveillant-chef de Fondarel et des soignants, qui avaient été découverts dans leurs activités de F.T.P.

A Montpellier, la prison était bien plus récente que celle de Nîmes et bordait les jardins du «Peyrou», dans lesquels la population venait souvent se promener. Les politiques avaient réussi, toutes tendances politiques confondues, à être installés dans des cellules contiguës au deuxième étage. Dans la mienne, nous étions cinq. La Résistance à l'intérieur de la prison était intense : il faut dire que le parti communiste y était organisé avec une direction formée de militants aguerris. Nous avions un certain poids face à la direction dans la mesure où, fin 1943, les actions des maquis à l'extérieur nous permettaient de voir nombre de nos revendications satisfaites.

Notre activité se partageait entre la préparation de la « radio » du soir, la recherche de moyens d'évasion et le suivi de nombreux cours (Histoire, Philosophie...)

La «Radio» que nous avions créée («Radio-Liberté») consistait en la chose suivante : l'un de nous montait sur les épaules d'un plus costaud et, au travers des barreaux du vasistas nous crions notre émission : «La voix des patriotes enchaînés», diffusant des nouvelles de l'avance des armées alliées, des actions de la Résistance et exhortant la population à résister à l'occupant et à ses valets collaborateurs. Toute la prison l'écoutait, mais aussi les promeneurs des jardins du Peyrou.

Un soir, alors que des GMR voulaient entrer dans la cellule en pleine nuit pour transférer deux de nos camarades, nous nous sommes barricadés, trouvant cette intrusion nocturne suspecte, et nous étions prêts à en découdre pour les empêcher d'emmener nos amis. Assommé par un GMR j'ai été traîné, inconscient, dans une cellule de «droits-commun». Il y eut alors un grand raffut et ils entendirent chanter «La Marseillaise». Ils se sont habillés, croyant à une action du maquis venant libérer les prisonniers. Quand ils m'ont vu évanoui dans leur cellule, ils ont compris et se sont recouchés.

Quand je suis revenu à moi, j'ai arraché les montants du châlit et défoncé, au travers des barreaux de la porte de fer, la deuxième porte, en bois, qui nous séparait de l'extérieur. Tous les autres politiques en avaient fait autant et nous avons pu communiquer. Le lendemain, le directeur de la prison est venu inspecter les dégâts. J'ai profité de son passage devant les barreaux de la porte de ma cellule pour l'agripper par le cou et le menacer des pires représailles de la Résistance contre lui et sa famille s'il persistait dans son attitude de collaboration. J'étais bien loin de pouvoir mettre à exécution mes menaces, mais l'effet d'intimidation avait porté. Aucun des gardiens n'avait réagi pendant que je tenais le directeur par le cou. Ils avaient tous très peur de ce petit bonhomme. Je n'ai jamais compris pourquoi il les intimidait tant. J'avais exigé à ce que l'on me remette avec mes camarades. Nous avons eu gain de cause et aucune sanction n'a été prise. C'est comme ça que j'ai acquis une réputation, totalement imméritée, de «chef résistant». Remarquez, ça m'a bien servi parce que, quand j'ai été transféré de nouveau à la prison de Nîmes, en attendant que l'on statue au fond sur mon affaire, j'ai eu droit à un traitement de faveur. Le petit bonhomme qui dirigeait la prison de Montpellier était également le directeur de la maison d'arrêt et de la prison centrale de Nîmes. En janvier 1944, il faisait si froid que j'ai menacé de faire la grève de la faim si on me laissait dans ce cachot.

Le surlendemain, à mon grand étonnement, j'ai vu qu'on montait un poêle dans ma cellule. Et tous les jours, on m'a apporté un sceau de charbon ! C'était un véritable luxe et les gardiens qui venaient également m'apporter le journal tous les jours, en profitaient pour se chauffer au poêle, au prétexte que je n'avais pas le droit de garder le journal et qu'ils allaient attendre que j'ai fini de le lire ! C'est qu'ils n'avaient pas de chauffage, eux.

Question : Pouvez-vous me parler de la deuxième audience, celle qui vous a abouti à votre condamnation à deux ans de prison ?

Réponse : Lorsqu'on m'a fait sortir de ma cellule, j'ai pensé que j'allais comparaître devant la Section Spéciale qui devait trancher mon affaire au fond. Je suis arrivé dans une petite salle d'audience et j'étais bien décidé à une chose : avoir le dernier mot. A cet effet, j'avais répété à Montpellier pendant plusieurs jours avec un camarade mélomane «La Marseillaise» au grand agacement de mes compagnons de cellule, parce que je chantais particulièrement faux. Je savais par cœur toutes les strophes. J'avais pris la précaution, lorsqu'on m'avait amené dans la salle de m'accrocher avec les menottes à la barre. Lorsque le président a voulu commencer l'audience et a dit : «Vous comparaissez pour.. » je ne l'ai pas laissé aller plus loin et je lui ai déclaré, en parlant très haut, que je ne reconnaissais pas leur Tribunal, que je ne rendrais compte de mes actes que devant le gouvernement provisoire de la République française actuellement installé à Alger. J'ai ajouté qu'eux - même devraient répondre devant un tribunal populaire de leur collaboration au service de l'ennemi. Le président s'est mis à crier : «Gardes, emmenez-le ! Emmenez-le !» mais je me suis arc-bouté sur la barre et répondant par des ruades aux empoignades des gendarmes, j'ai chanté de toutes mes forces une Marseillaise particulièrement juste :

«Tremblez tyrans et vous perfides,

L'opprobre de tous les partis.

Tremblez ! Vos projets parricides

Vont enfin recevoir leur prix.

Tout est français pour vous combattre

S'ils tombent nos jeunes héros

La France en produit de nouveaux

Contre vous tout-prêts à se battre !

Aux armes citoyens ! Formez vos bataillons ! ...»

J'ai alors vu la fuite des juges et c'est en traversant le hall du Palais que j'ai pu terminer plus tranquillement mon exercice de chant. Arrivé à la prison, qui était attenante au tribunal, j'ai dit aux gardes: «Rappelez-vous comment se conduisent les patriotes enchaînés !» et la porte de la cellule s'est refermée sur moi.

A dire vrai, j'étais très content de moi : les leçons de chant avaient porté leurs fruits.

Mais je viens de comprendre, à l'aune de ce que vous m'avez révélé sur mon affaire, que ce n'est pas devant les magistrats de la Section Spéciale que j'ai comparu. Pourtant, tout pouvait me le faire croire... Lorsque j'ai été amené de la prison au Palais de justice, je suis resté rêveur en constatant le déploiement de force qui entourait mon transfert. J'avais acquis une réputation de personnage dangereux que je ne soupçonnais pas. Il y avait huit gendarmes à mes côtés, des GMR avaient été postés au sommet des arènes, ce qui leur permettait de surplomber la prison. En réalité, j'ai été déféré devant une instance de droit commun qui statuait sur ma tentative d'évasion ratée (audience du 28 janvier 1944). L'arrêt prononcé le 21 janvier par la Section Spéciale qui aboutit à ma condamnation à la peine de deux ans d'emprisonnement pour les divers attentats retenus à ma charge, a été rendu en mon absence. Je n'ai d'ailleurs compris que j'avais été condamné que lorsqu'un gardien de la prison m'a annoncé que j'allais recevoir la visite du coiffeur. Seules les personnes déjà condamnées devaient être tondues et abandonner leurs vêtements civils pour des droguets de bure. Ma réaction a été immédiate : j'ai mis à chauffer le tisonnier dans le poêle - dont je vous ai parlé - et c'est avec cette arme incandescente que j'ai reçu le détenu qui faisait office de coiffeur et le gardien qui l'accompagnait. Bien décidé à ne pas me laisser faire, je les ai si bien menacés qu'ils ont dû battre en retraite. Il n'y eu pas d'autre tentative et c'est avec mes cheveux intacts et en vêtements civils que j'ai été transféré à Eysses...

Question : Les magistrats de la Section Spéciale ont, semble-t-il, pris en compte votre jeunesse pour ne prononcer à votre encontre qu'une peine assez faible au regard des faits qui vous étaient reprochés. Que pensez-vous de cette sanction ?

Réponse : Cela ne changeait rien de prononcer une peine élevée ou faible. Tout le monde savait que nous finirions déportés. Ce n'était un secret pour personne. Nous - mêmes, nous le savions alors comment les magistrats auraient pu l'ignorer ? De toutes façons, tout le monde savait que les allemands viendraient nous prendre sitôt notre peine purgée et là... Mais je constate qu'effectivement la peine prononcée par la Section Spéciale à mon encontre a été assez faible. En effet, en 1947, j'ai eu accès à mon dossier judiciaire et j'ai vu que pour la tentative d'évasion, j'avais été condamné à six mois de prison, alors que pour les attentats, j'ai été condamné à 2 ans... Mais bon, six mois ou deux ans, cela ne nous empêchait pas d'être déportés...

Question : Ensuite vous avez été transféré à Eysses...

Oui, quelques temps après, j'ai été transféré à la Centrale d'Eysses, où j'ai d'ailleurs retrouvé certains de mes camarades de la prison de Montpellier. Lors de la révolte du 19 février, j'étais enfermé au quartier cellulaire car lors de la réception de mon dossier, l'administration avait jugé prudent de me retirer des préaux communs. Lorsque la révolte a éclaté, je ne sais pas qui m'a fait sortir ni comment je suis sorti. J'entends encore le bruit des vitres qui tombaient sous la coursive de l'impact des balles et du bruit sourd de l'éclatement des grenades contre les miradors...

Lors de la répression de l'insurrection, j'ai été de nouveau expédié au quartier cellulaire parce que, quelques jours avant, j'avais éclaté de rire à la face du directeur de la centrale, le milicien SCHIVO. Au cours de la promenade, il nous faisait marquer le pas en scandant «Droite, gauche, droite ...» Son attitude m'a parue tellement grotesque que je n'ai pas pu m'empêcher de rire...

C'est en cellule que j'ai entendu fusiller nos douze camarades, blessés lors du soulèvement. La Marseillaise, une phrase criée par B., la salve des GMR et puis, les douze coups de grâce...

La centrale a été évacuée en direction de Compiègne. Pour les 48 otages restant dont je faisais partie, le transfert a eu lieu quelques jours plus tard, en autocar, jusqu'à la prison de Blois puis au «petit camp» à Compiègne.

Le 2 juillet 1944, nous avons été déportés par le «train de la mort» à Dachau. Sur 2521 déportés, 984 étaient morts à l'arrivée à Dachau. Dans le wagon dans lequel je me trouvais, où nous étions 110, il n'y a pas eu de morts mais il a fallu en assommer qui devenaient fous. Le premier qui est devenu fou, ça a été un chef de gare qui voulait faire repartir le train - qui s'arrêtait souvent, pendant plusieurs heures. Il marchait sur les autres. On l'a assommé. Nous avons imposé une discipline stricte : une partie des prisonniers s'asseyait et les autres restaient debout, et ensuite on faisait un roulement. Voilà sans doute la raison pour laquelle il n'y a eu de mort dans ce wagon...

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