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CALENDRIER

29 mai 2015: "Fête des Voisins"

27 mai 2015: Journée nationale de la Résistance

21 mai 2015: Journée de grève à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris contre l'augmentation du temps de travail et de la pénibilité programmée par le DG Hirsch ("35 heures"). Rassemblement 11h00 devant le siège avenue Victoria

19 mai 2015: Journée de grève dans l'éducation contre la contre-réforme des collèges de Mme Belkacem - Manifestation 14h, LUXEMBOURG - INVALIDES

Mercredi 13 mai 2015: 19h00 Mairie du 15ème, réunion du Conseil d'arrondissement avec le CICA sur l'offre de santé de proximité dans le 15ème

12 mai 2015: Assemblée des communistes du 15ème

7 mai 2015: 18h00, Patronage Laïque, 61 rue Violet, soirée pour la défense du CIDJ

7 mai 2015: Cérémonie devant la Mairie du 15ème, à 18h30, pour l'anniversaire de la Victoire contre le nazisme du 8 mai 1945

1er mai 2015: Fête du travail: tract

26 avril 2015: Journée de la Déportation

10 et 11 avril 2015: Conseil national du PCF

9 avril 2015: journée de grève et de manifestation interprofessionnelles, à l'initiative de la CGT pour la justice sociale, contre les politiques au service du patronat. Montée nationale à Paris, 13h00 place d'Italie

 

Contact/Adhésion

pcfparis15@orange.fr - 01 48 28 60 05

Section PCF Paris 15, 130 rue Castagnary; 75015 PARIS

30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 10:59

NOTRE MESSAGE POUR LES JOURNEES « PORTES OUVERTES », LE 30 MAI 2015 (HEGP, Necker) : LES RAFALES OU L’HOPITAL PUBLIC: S’IL FAUT CHOISIR…

Le plan Hirsch est officiellement destiné à économiser 25 millions d’euros par an… au prix de la déstabilisation des conditions de travail de 100.000 agents et médecins.

Un seul avion Rafale, comme le contribuable en paye 12 pièces par an à Dassault, coûte 110 millions d’euros, et encore sans l’équipement!

Le Balardgone, nouveau ministère de la Défense, en cours d’installation en face de l’HEGP dans le 15ème, coûtera 140 millions d’euros par an, pendant 38 ans, au profit des promoteurs. Hollande a confirmé le scandale immobilier de Sarkozy (« partenariat public/privé »)!

Un slogan est plus juste que jamais : L’argent pour la santé, par pour la guerre!

 

Journée « Portes ouvertes » : Si Hirsch veut faire marcher (courir) les hospitaliers…

 

Le 30 mai, tous les hôpitaux de l’AP-HP organisent une journée « Portes ouvertes ». A l’occasion, comme en 2014, Martin Hirsch a prévu une course de 10 km entre la Pitié et l’HEGP. Les agents hospitaliers n’ont pas besoin qu’on les fasse marcher pour rester en forme ! Ils courent suffisamment dans leurs services !

La prétention de M. Hirsch de faire la promotion de la « marque AP » n’a aucun sens, sauf dans son esprit commercial, pour attirer peut-être des malades fortunés des dictatures du Golfe.

Les journées « Portes ouvertes » peuvent et doivent au contraire servir à montrer l’état des hôpitaux de l’AP-HP, les nouvelles technologies, la qualité des soins, mais aussi les graves conséquences de la politique de pénurie de moyens et de personnels.

En pleine lutte des agents, ces journées tombent bien pour sensibiliser encore davantage les patients et familles !

 

NOTRE MESSAGE POUR LES JOURNEES « PORTES OUVERTES », LE 30 MAI 2015 (HEGP, Necker) : LES RAFALES OU L’HOPITAL PUBLIC: S’IL FAUT CHOISIR…

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 08:37

L’hôpital n’est pas une entreprise ! Pourquoi, M. Hirsch, pratiquez-vous alors le chantage à l’emploi comme les patrons « voyous » de Continental, Bosch ou Goodyear ?

PCF Paris 15, 30 mai 2015

L’argument phare de Hirsch pour justifier son plan était la « sauvegarde de l’emploi ». Il a dû le mettre en sourdine tellement c’est absurde en termes d’organisation du travail. Supprimer des jours de repos, intensifier la journée de travail amènent à supprimer des postes et non à en « sauvegarder ». Les RTT en 2002, justement, auraient dû conduire à des créations d’emploi si elles n’avaient servi, déjà, qu’à augmenter l’exploitation et dégrader les conditions de travail.

Il est frappant de voir comment la méthode Hirsch correspond à celle de certains patrons de l’industrie : le chantage à l’emploi. On se souvient, parmi d’autres, des cas de l’équipementier automobile Bosch à Vénissieux, des usines de pneus de Goodyear à Amiens ou de Continental à Clairoix. Même discours patronal : « accepter un retour aux 40 heures, les 4X8, sans augmentation, et on maintiendra l’activité ». On connaît la suite : malgré de hautes luttes, des dizaines de suppressions d’emploi chez Bosch et l’usine est de nouveau menacée, Goodyear et Continental rayés de la carte !

A l’AP-HP, rien que le plan « hôpital Nord » avec la casse de Bichat et Beaujon, c’est 1500 emplois menacés. Quant aux salaires, pour la sixième année, le gouvernement annonce le gel du point d’indice !

Mais à l’AP-HP, Hirsch ne peut utiliser le chantage frauduleux à la délocalisation. Concernant la santé, il lui est plus dur de justifier son plan au nom du profit. Il doit reconnaître que l’hôpital n’est pas une entreprise, que les malades ne peuvent pas être considérés ni comme des clients, ni comme des marchandises. Plus que les acheteurs de pneus et de voitures, les patients sont conscients des dangers pour eux-mêmes d’une dégradation de l’accueil à l’hôpital et des conditions de travail des personnels.

Des méthodes de « patron voyou » comme les ouvriers de Continental les ont dénoncées, pratiquées à la tête de l’AP-HP, c’est inacceptable !

Suppression des jours de repos : rien n’est négociable !

L’hôpital n’est pas une entreprise ! Pourquoi, M. Hisch, pratiquez-vous alors le chantage à l’emploi comme les patrons « voyous » de Continental, Bosch ou Goodyear ?

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 08:32

Sur France Inter, le 29 mai 2015, Martin Hirsch n’arrive pas à tenir le débat face aux revendications des personnels de l’HEGP en lutte

PCF Paris 15, 30 mai 2015

On peut remercier la rédaction de France Inter d’avoir consacré sa « matinale » du 29 mai 2015 à l’hôpital public et de l’avoir diffusée en direct de l’Hôpital Pompidou, au lendemain d’une deuxième grande journée de grève et de manifestation des agents de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris.

Nous rappelons au passage combien, communistes du 15ème, militants syndicaux de l’HEGP et de Necker, nous avons soutenu la récente grève des personnels de Radio-France contre le plan de suppressions d’emploi du PDG Gallet.

Les reportages de France Inter dans l’HEGP, puis le débat entre le directeur général Martin Hirsch et des représentants syndicaux ont apporté encore plus d’éléments justifiant le retrait pur et simple du plan Hirsch de suppression des jours de repos et d’intensification de la journée de travail.

Sobrement, mais avec détermination, une soixantaine d’agents en lutte ont rappelé en chœur cette revendication lors du débat retransmis depuis le hall de l’hôpital, à chaque manifestation de mauvaise foi embarrassée de Martin Hirsch (il y en a eu plusieurs).

Les reportages ont attesté de l’état actuel général d’épuisement et d’exaspération des personnels. Ce que M. Hirsch appelle la réorganisation des temps de travail ne peut que l’aggraver encore.

On ne peut pas présenter les suppressions de repos et les journées de 10 heures comme un moindre mal ! 10, voire 12 heures d’affilée, dans les services et les blocs, cela veut dire une non-vie personnelle et familiale pendant la moitié de la semaine, le reste étant passé à récupérer. Cela conduit nécessairement à un risque de moindres concentration et attention envers les patients. En quelques années – toutes les enquêtes le montrent – les personnels se retrouvent usées comme des piles déchargées.

Le chef des services des urgences de l’HEGP, M. Juvin (par ailleurs député européen UMP), s’est gardé d’envenimer les choses et a décrit le réel. Si à 8h00, il n’y avait pas engorgement à l’accueil des urgences, c’est parce que les patients étaient répartis dans des boxes. Toute la nuit, le service a fonctionné à plein. Beaucoup de cas pourraient être traités en amont, dans d’autres structures. Voilà à quoi a fait écho la très juste intervention du représentant CGT de l’intersyndicale de l’AP-HP, Christophe Prudhomme contre les fermetures de centres de santé et la généralisation des dépassements d’honoraire dans le secteur libéral. Dans le 15ème, c’est une lutte essentielle que nous portons.

Le même a pu rappeler que la RTT en 2002 s’était faite sans les emplois promis et avait déjà aggravé les conditions de travail et d’accueil. M. Hirsch propose de « rebattre les cartes » aujourd’hui. Il le justifie par une prétendue révolution des formes d’hospitalisation depuis 10 ans. Il n’a pas pu cacher qu’il ne faisait que relayer le plan d’austérité du gouvernement et de la ministre Touraine, synonyme de 22.000 suppressions d’emploi à l’hôpital public par an d’ici 2017, 4000 à l’AP-HP. Hirsch est amené à pratiquer le chantage à l’emploi, au logement, pour essayer de le faire passer.

On a pu entendre heureusement Hirsch refuser que l’on considère l’hôpital comme une entreprise. Bien d’accord : Il n’a pas pour but le profit et les patients ne sont ni des clients, ni des marchandises. Très bien ! Pourquoi alors se comporter comme les patrons du privé ?

Les interventions des syndicalistes ont permis de montrer que les sacrifices que le gouvernement veut imposer à l’hôpital correspondent aux cadeaux qu’il fait, à hauteur de dizaines de milliards d’euros par an, au patronat et au grand capital, sous forme d’exonérations de cotisations sociales, à son souci de soutenir le secteur de santé privé lucratif, à nourrir les intérêts de la finance en endettant l’hôpital public, comme un syndicaliste l’a démontré dans l’émission.

Hirsch a reconnu chercher à faire 25 millions d’euros d’économie par an. Le représentant de la CGT lui a, très justement, renvoyé le gâchis des dépenses militaires en plein boom. Un seul avion Rafale, tel que l’armée française est obligée d’en acheter 12 par an à Dassault, coûte 110 millions d’euros (sans son équipement !). La construction et l’entretien du Balardgone, le super-ministère de la défense qui est en train de s’installer dans le 15ème, coûtera 140 millions d’euros aux contribuables par an, pendant 38 ans, en redevances aux promoteurs immobiliers ! Ce « partenariat-public-privé » est des plus grands scandales de l’ère Sarkozy, confirmé par Hollande, à deux pas de l’HEGP.

Décidément, M. Hirsch, votre plan risque de faire une fausse route ! Retirez-le !

Sur France Inter, le 29 mai 2015, Martin Hirsch n’arrive pas à tenir le débat face aux revendications des personnels de l’HEGP en lutte

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 08:10

Si Mme Hidalgo continue à soutenir le plan Hirsch contre les agents et les patients: au moins qu’elle ait le courage politique de le dire publiquement!

La nomination de Hirsch par Hollande fin 2013 était destinée, outre à aggraver la politique d’austérité, à aider la réélection la gauche « plurielle » derrière Anne Hidalgo aux municipales à Paris. Elle a servi à désamorcer le mouvement de protestation contre la fermeture programmée de l’Hôtel-Dieu.

Un an plus tard, le pot-aux-roses se vérifie. Seule une partie infime de l’Hôtel-Dieu sera maintenue, et encore, au prix de la fermeture scandaleuse de l’hôpital du Val-de-Grâce. Dans le même temps, dans le nord de Paris, Hirsch programme maintenant la liquidation des hôpitaux Bichat (Paris 18ème) et Beaujon (Clichy), sans doute aussi d’une partie de Lariboisière (Paris 10ème) pour financer un nouvel « Hôpital nord », l’opération se soldant par la suppression de 600 lits !

Que pense Anne Hidalgo de la politique de Martin Hirsch ? Depuis le début de la mobilisation des agents hospitaliers, elle est étonnamment silencieuse. Elle est pourtant présidente du Conseil de surveillance de l’Assistance publique… La réunion du Conseil de Paris des 26, 27 et 28 mai aurait dû être l’occasion de lui demander ! Mais les questions de santé ont été renvoyées à la fin de l’ordre du jour, après la manifestation à proximité de l’Hôtel de Ville. Aucun élu de l’exécutif n’est allé à la rencontre des grévistes. L’adjoint EELV d’Hidalgo à la santé a repris, mot à mot, le discours fallacieux et méprisant de Martin Hirsch. CE N’EST PAS CE QUE LES PARISIENS, LES HOSPITALIERS ATTENDENT D’UNE MUNICIPALITE DE « GAUCHE »

 

Si Mme Hidalgo continue à soutenir le plan Hirsch contre les agents et les patients: au moins qu’elle ait le courage politique de le dire publiquement!

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 07:19

Hommage à la Commune de Paris – le 7 mai 1871, la fonderie Brosse, à Grenelle, dans le 15ème était réquisitionnée

Brève PCF Paris 15, 30 mai 2015

Comme chaque année, on commémore l’anniversaire de la fin de l’écrasement de la Commune de Paris, le 29 mai 1871. La traditionnelle « montée au Mur des Fédérés » des organisations ouvrières aura lieu à partir de 14h30, ce samedi 30 mai, depuis l’entrée du cimetière du Père Lachaise, rue des Rondeaux.

En 1871, la bourgeoisie ne s’est pas trompée en réprimant dans le sang cette première expérience de pouvoir ouvrier contestant le capitalisme. Avec toutes ses limites, cette expérience historique exceptionnelle a stimulé le mouvement ouvrier dans le monde entier, préparé la voie à la Révolution d’Octobre. Comme Marx et Engels, puis Lénine l’ont analysé en leur temps, elle reste aujourd’hui encore une source d’inspiration et de réflexion essentielle pour envisager une révolution socialiste de notre temps.

Parmi les ébauches de mesures de rupture expérimentées dans les Cent jours de la Commune, figurent de premières tentatives de socialisation des moyens de production.

Le décret du 16 avril 1871 prévoit le recensement des ateliers abandonnés par leurs patrons (fuyards ou passés à l’ennemi), leur expropriation et leur remise à des associations ouvrières.

La portée du texte est limitée. Il ne concerne pas les grandes entreprises, il ne remet pas en cause généralement la propriété privée des moyens de production.

Sa réalisation sera encore plus limitée puisqu’un seul atelier sera concerné, la Fonderie Brosse, dans le quartier de Grenelle, dans le 15ème arrondissement. Elle est réquisitionnée le 7 mai 1871. On lit que la fonderie avait déjà un statut officiel de coopérative, mais son gérant, le dénommé Brosse, se conduisait en fait comme un patron, justifiant la confiscation et le passage à une gestion réellement ouvrière.

Cette petite expérience, dans la grande expérience de la Commune, a contribué à ouvrir la voie à une conception du pouvoir collectif des travailleurs à l’entreprise.

Communistes du 15ème, où se trouvait la Fonderie Brosse, nous la commémorons comme telle.

Hommage à la Commune de Paris – le 7 mai 1871, la fonderie Brosse, à Grenelle, dans le 15ème était réquisitionnée

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 21:00

Hôpital/AP-HP : M. Hirsch ne peut pas avoir raison contre tout le monde. La semaine de lutte va être intense. Retrait pur et simple du plan Hirsch!

PCF Paris 15, 23 mai 2015

Le patron d’Assistance publique, Martin Hirsch, a réussi à mettre les hôpitaux de Paris en ébullition comme jamais depuis très longtemps.

Devant le siège de l’AP-HP, à l’appel de tous les syndicats, jeudi 21 mai, entre 8000 et 10000 agents se sont rassemblés pour exprimer leur colère. Ce chiffre est d’autant plus considérable qu’une grande partie des grévistes était réquisitionnée (assignée). Les taux de grévistes dépassent 50%, 60% à peu près partout, souvent 80% dans les services.

Dans le 15ème, à Necker on a dénombré 700 grévistes parmi les personnels positionnés le matin. 323 ont été assignés. Plus de 300 sont partis en départ groupé vers l’avenue Victoria. A l'HEGP, toutes prises de service confondues, il y a eu 67% de grévistes.

Comment Hirsch a-t-il réussi à mettre le feu ainsi ? En programmant la suppression de 6 jours de repos par an et une intensification de la charge de travail quotidienne. La situation est déjà tellement tendue dans les services, les conditions de travail et de vie, la santé des personnels sont déjà tellement dégradées que cette provocation ne peut pas passer.

D’autant moins que Hirsch n’a pas d’arguments avouables.

Prévenu – sans doute par les renseignements généraux, puisqu’il n’écoute pas ses personnels – de la force de la mobilisation à venir, il s’est retrouvé extrêmement mal à l’aise jeudi matin sur RTL (voir notre réaction à chaud en lien). Il ne s’est pas trouvé un seul témoignage à l’antenne pour aller dans son sens.

Hirsch a compris qu’il ne pouvait plus asséner l’absurdité selon laquelle, en faisant travailler plus longtemps et plus intensément les agents, il sauvegarderait des emplois.

Hirsch n’ose plus expliquer qu’il faut augmenter les cadences pour pouvoir « partager les profits », notamment en direction du secteur privé et du patronat (gavé par la politique d’exonérations de cotisations sociales).

La propagande officielle a aussi échoué et renonce à monter les hôpitaux les uns contre les autres en ciblant l’AP-HP. Les agents des hôpitaux publics de toute la France subissent la même détérioration de leur travail. L’échec est aussi total de la tentative de dresser les patients contre les grévistes ! Ils sont trop attachés à la qualité des soins et trop conscients qu’elle dépend des personnels dont ils constatent, humainement, la détresse croissante.

A Hirsch, il ne reste plus que la méthode Coué : « Je fais ça pour votre bien ». C’est ce qu’il a répété aux délégations syndicales lors du rassemblement, n’ayant à proposer qu’une nouvelle méthode de négociation. C’est de l’autisme ou plutôt du mépris.

La mobilisation ne va pas faiblir. Du rassemblement a émergé un mot d’ordre unanime : « retrait pur et simple du plan Hirsch ». Les assemblées générales de vendredi ont été puissantes et déterminées. Une nouvelle journée d’action a été décidée pour le jeudi 28 mai.

Tout le monde a aussi en tête l’opération « portes ouvertes » dans tous les hôpitaux de l’AP-HP le samedi 30 mai. Elle pourrait donner une autre image – la vérité – des hôpitaux que la « valorisation de la marque AP-HP » voulue par le manager Hirsch qui avait invité, en 2014, les personnels à courir un semi-marathon…

La « méthode » doucereuse, hypocrite de Martin Hirsch, manager dans le secteur humanitaire, ancien ministre de Sarkozy, ne passe plus à l’AP-HP.

La nomination de Hirsch par Hollande fin 2013 était destinée, outre à aggraver la politique d’austérité, à aider la réélection la gauche « plurielle » derrière Anne Hidalgo aux municipales à Paris. Elle a servi à désamorcer le mouvement de protestation contre la fermeture programmée de l’Hôtel-Dieu.

Un an plus tard, le pot-aux-roses se vérifie. Seule une partie infime de l’Hôtel-Dieu sera maintenue, et encore, au prix de la fermeture scandaleuse de l’hôpital du Val-de-Grâce. Dans le même temps, dans le nord de Paris, Hirsch programme maintenant la liquidation des hôpitaux Bichat (Paris 18ème) et Beaujon (Clichy), sans doute aussi d’une partie de Lariboisière (Paris 10ème) pour financer un nouvel « Hôpital nord », l’opération se soldant par la suppression de 600 lits !

Que pense Anne Hidalgo de la politique de Martin Hirsch ? Depuis le début de la mobilisation des agents hospitaliers, elle est étonnamment silencieuse. Elle est pourtant présidente du Conseil de surveillance de l’Assistance publique… La réunion du Conseil de Paris des 26 et 27 mai sera l’occasion de lui demander !

La semaine de lutte s’annonce intense dans les hôpitaux. Militants communistes, agents hospitaliers, médecins, ou seulement patients, nous continuons à soutenir et alimenter cette lutte vitale.

Retrait pur et simple du plan Hirsch !

Hôpital/AP-HP : M. Hirsch ne peut pas avoir raison contre tout le monde. La semaine de lutte va être intense. Retrait pur et simple du plan Hirsch!

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 20:47

Hirsch au bord du « burn out » (sur RTL) ?

Repris de vivelepcf, 21 mai 2015

Interviewé ce jeudi matin sur RTL, jour de grève générale à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris, le directeur général, Martin Hirsch est apparu très mal à l’aise. Il a réussi à énerver le journaliste Yves Calvi qui lui a reproché – à juste titre – de poser lui-même les questions et les réponses. Puis il s’est embrouillé dans l’explication de son plan.

Sur la défensive, après plusieurs témoignages sur la station d’agents hospitaliers littéralement « au bout du rouleau », Hirsch a multiplié les flatteries à l’égard de ses personnels, animés « d’une grande conscience professionnelle », partageant « la même passion » etc. Sa sollicitude va jusqu’à prétendre que sa remise en cause du temps de travail vise à « réduire leur stress ».

Logiquement, Calvi s’étonne logiquement que devant tant d’attention, tous les syndicats appellent à une grève si suivie (n’oublions pas de prendre en compte tous les personnels assignés). Hirsch concède : « ils ont peur ».

Mais de quoi ? Puisque – il l’a asséné – « on ne touche pas aux 35 heures » (nous savons pourquoi tant les lois Aubry ont contribué dans le privé comme à l’hôpital à renforcer l’exploitation des travailleurs). Hirsch est obligé de glisser qu’il y aura des « agents qui n’auront peut-être plus le même nombre de jours » de récupération. Ah quand même !

Même sur son projet – si mesquin – de suppression du jour de congé accordé aux mères de famille, Hirsch est en difficulté et doit reconnaître la légitimité de l’étendre aussi aux pères.

Hirsch cache la réalité de son plan de casse des rythmes de travail, de suppression de 6 jours de repos, d’intensification des journées. C’est parce qu’il n’ose plus avancer ses vraies motivations !

Jusqu’il y a quelques jours, il affirmait publiquement vouloir faire travailler plus longtemps pour « préserver des emplois ». Evidemment, c’est absurde et ce n’est que du chantage. Mis il n’ose plus le faire.

Ce matin, sur RTL, ce nouveau venu à l’AP-HP, déclare que depuis 10 ans, « l’hôpital a complètement changé » et que l’on y « bosse autrement ». La faute à qui ? A la politique qu’il poursuit ! Celle qui met les personnels à bouts ! Celle qui renvoie les patients chez eux le plus tôt possible et les expose à toutes les complications !

Et sur l’autre motivation principale du gouvernement et des puissances d’argent qu’il sert, Hirsch a fait profil bas, évoquant juste les cotisations sociales à ne pas augmenter, parce que « c’est l’argent des auditeurs ». Il s’agit surtout de faire payer les dizaines de milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales, accordées au profit capitaliste, à l’hôpital public et aux patients !

Mais Hirsch ne peut plus aller jusqu’au bout de la logique de son plan : faire travailler plus, plus difficilement, pour supprimer encore plus d’emplois.

L’opération Hirsch/Touraine est si grossière que Touraine pourrait lâcher Hirsch, l’ancien ministre de Sarkozy, promu par Hollande.

La grève d’aujourd’hui doit les faire tous reculer, eux et surtout leur politique !

Hirsch au bord du « burn out » (sur RTL) ?

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 20:27

Réunion sur la dégradation de l’offre de soins à la Mairie du 15ème : face à l’entêtement ultra-libéral et à la mauvaise foi de la municipalité de Paris, élargissons encore la lutte pour nos centres de santé!

PCF Paris 15, 23 mai 2015

Le 13 mai se tenait en Mairie du 15ème la réunion commune du Conseil d’arrondissement et du Comité d’initiative et de consultation d’arrondissement (le CICA) qui regroupe plusieurs dizaines d’associations du 15ème.

Devant l’inquiétude croissante des associations et des habitants face à la dégradation rapide de l’offre de santé de proximité (dite « de premier recours ») conventionnée, le Maire du 15ème a accepté de mettre cette question à l’ordre du jour et a invité plusieurs intervenants, dont l’adjoint « écolo » à la santé de Mme Hidalgo, M. Bernard Jomier.

En cette veille de jeudi de l’Ascension, le public était fourni, 80 personnes, dont des médecins généralistes, des responsables associatifs, des représentants de la CGT et plusieurs du PCF qui ont pris la parole.

Du côté des élus d’arrondissement, la moitié des conseillers de droite était présente. A gauche, un seul conseiller était là. Il n’est pas intervenu. S’il on peut comprendre l’absence d’Anne Hidalgo, il est peu correct que son adjointe Dominique Versini (ex-ministre UMP…) responsable de l’action sociale de la ville ne se soit même pas excusée.

Pour le CICA, Marie-Claude Beaudeau, présidente du Comité de défense de Beaugrenelle-Front de Seine- Charles Michels, a dressé, avec précision, le tableau de l’offre de soins de proximité dans l’arrondissement. Elle a souligné notamment que le 15ème se situe en dessous de la moyenne nationale en présence médicale généraliste de secteur 1 et que la situation se dégrade rapidement. La démographie médicale est très défavorable. La fermeture de trois centres de santé coup sur coup – Beaugrenelle, Balard, Anselme Payen – a lourdement aggravé les choses. Elle a rappelé également les causes et les responsabilités de chacun et en particulier celle de la municipalité de Paris dans l’opération immobilière spéculative de Beaugrenelle ou dans la non-réouverture du centre municipale Anselme Payen après la réhabilitation de la maison de retraite. Avant d’autres, elle a mis en avant la recherche de nombreux jeunes médecins de bonnes conditions d’exercice de leur profession, de plus en plus incompatibles avec la loi de l’argent qui s’impose au secteur libéral. Elle a rappelé les milliers de pétitions recueillies.

Ces questions ont nourri l’essentiel du débat, mis à part quelques informations, notamment donnée par Philippe Goujon, maire du 15ème, sur les modernisations de l’Institut Pasteur et de l’hôpital Necker. Le représentant de l’Agence régionale de santé s’est appliqué à dévier le débat vers des questions annexes et anesthésiantes, sans succès.

Personne n’a contesté le diagnostic préoccupant de Mme Beaudeau. Un médecin généraliste de l’avenue Félix Faure a décrit la surcharge de travail, le sacrifice que représente – il est l’un des derniers à les pratiquer – les consultations à domicile.

Bernard Jomier a délivré un très long exposé de la politique parisienne en matière de médecine de proximité de secteur 1. Il prétend qu’elle repose sur trois piliers, les centres de santé (Ndrl : structures non lucratives avec des médecins salariés), les maisons de santé (Ndrl : regroupement de médecins libéraux) et l’aide à l’installation de médecins libéraux. Mais il est apparu clairement que le volontarisme de la municipalité de Mme Hidalgo se concentrait sur ce dernier point, la médecine libérale. Jomier a lourdement vanté le dispositif d’aides voté par le Conseil de Paris comprenant des facilités immobilières dans les immeubles des bailleurs sociaux municipaux, un soutien pour les charges annexes etc.

Sur les centres de santé, devant les interrogations pressantes, il s’est contenté de dire que la municipalité n’en fermerait plus à partir de maintenant.

A Anselme Payen pourtant (place Violet), les locaux existent : ils ont été spécialement conçus par les architectes pour en complémentarité avec l’EPHAD rénové. Pas de problème d’immobilier ! Le centre fonctionnait. La promesse de réouverture a été faite pendant la campagne des municipales.

Et tout d’un coup, M. Jomier nous apprend que la municipalité de Paris l’excluait maintenant et avait décidé d’installer la pharmacie centrale des maisons de retraite en lieu et place du centre de santé !

L’assistance a été outrée par cette annonce, cette duplicité. M. Goujon a tenu à dire que la décision de la municipalité de Paris lui a été communiquée seulement deux jours avant la réunion et qu’il la condamnait (il a beau jeu…). Pour se justifier, Jomier a décrié l’ancien centre, trop peu productif à son goût. On en déduit qu’il se juge incapable de renforcer un centre de santé public.

En réalité, la municipalité Hidalgo, après Delanoë fait le choix du « libéral », du marché contre la diversité et l’offre publique de soins. Jomier se plaint que les centres de santé de proximité sont durs à équilibrer financièrement. Mais il trouve toujours de l’argent pour soutenir le privé. Dans la salle, le rapprochement a été fait avec la décision inacceptable d’Hidalgo de fermer la maison de retraite de la Ville de Paris située à Sarcelles (Le Cèdre) qui dépend, comme le centre Anselme Payen, du Centre d’action sociale de la Ville.

L’ancien adjoint à la santé, sous Delanoë, l’actuel ministre Jean-Marie Le Guen, avait été moins hypocrite en rejetant au Conseil de Paris le vœu pour le rétablissement du centre de santé Beaugrenelle. Il avait estimé que pour le 15ème, la réponse « libérale » aux besoins suffisait.

A propos de Beaugrenelle, Jomier n’a rien dit, surtout pas sur les 450 millions de plus-value qui ont enrichi les promoteurs grâce à l’action de Mme Hidalgo, à côté desquels un centre de santé est une bouchée de pain.

Pour donner le change, le directeur du Centre de santé de la rue Armand Moisant (Montparnasse) a été également invité. Il s’est livré à un exercice de promotion de son établissement, qui de plus en plus s’éloigne des principes de la Mutuelle des travailleurs des PTT (maintenant transformée en « MG ») qui l’a fondé. Il s’est vanté notamment d’avoir fait l’acquisition d’un IRM. Entendons-nous bien. Nous nous battons pour des centres de santé de proximité, de « premier recours », pluridisciplinaires (médecine générale, ophtalmo, chirurgie dentaire, radiologie…) mais pas pour de mini-cliniques, détournant le statut de centre de santé, pour concurrencer l’hôpital public.

Anne Costa, directrice du groupe hospitalier HEGP était également présente. Plusieurs intervenants, dont le secrétaire de la CGT de l’hôpital Pompidou, ont essayé de l’amener à donner son avis sur la complémentarité entre les centres de santé et les urgences qu’ils contribuent à désengorger. Elle est restée globalement hors du débat, réfutant les pics de surcharge des urgences. Mme Beaudeau avait rappelé que les urgences de Boucicaut et celles de Saint-Michel avaient été fermées et, du coup, remplacées par un seul service.

Sur l’hôpital, M. Jomier s’est livré à un exercice de publicité malhonnête de la politique du directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, de liquidation d’hôpitaux. La discussion s’est un peu éloignée du 15ème même si le projet de fermeture de la plus grande partie de l’hôpital Bichat, de l’hôpital Beaujon et de parties de l’hôpital Lariboisière est la réplique exact du scandale de la fermeture de Boucicaut/Laënnec/Broussais et Saint-Lazare, il y a 15 ans, pour financer l’HEGP. Le projet « d’hôpital nord » est synonyme aujourd’hui de suppressions de 600 lits, 1200 postes et d’une opération immobilière peu reluisante.

A force de voir les équipes de Delanoë et Hidalgo, on finit par perdre le sens de l’orientation, de la droite et de la gauche. Le « Vert », M. Jomier, a mis à peu près toute la salle contre lui du PCF et de la CGT à associations qui ne se considèrent guère comme « progressistes », en passant par les amicales de locataires. Pas étonnant que les élus du 15ème de gauche aient préféré la chaise vide. La droite n’étant pas aux affaires, elle peut récupérer certaines colères, « prendre de gauche la municipalité » sans se mouiller. Cela a été le cas ce 13 mai.

A la fin de la réunion, Mme Beaudeau a mis en exergue les contradictions du discours de M. Jomier. Elle a rappelé l’expérience de la mobilisation pour l’ouverture dans le 11ème du centre de santé du Chemin Vert. Elle a appelé à amplifier l’expression, la mobilisation et les luttes, y compris par le truchement du soi-disant « budget participatif » lancé par la municipalité de Paris.

La démocratie est vraiment un combat à Paris ! S’agissant de l’offre de santé, il peut se révéler vital.

Réunion sur la dégradation de l’offre de soins à la Mairie du 15ème : face à l’entêtement ultra-libéral et à la mauvaise foi de la municipalité de Paris, élargissons encore la lutte pour nos centres de santé!

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 19:55

Liberté pour les membres du Parti communiste de Turquie emprisonnés depuis le 1er mai !

Oz. E. pour vivelepcf.fr, 13 mai 2015

34 membres du Parti communiste (Turquie) – KP – ont été placés en garde à vue après la manifestation du 1er mai 2015 sur la place Taksim à Istanbul. 3 d’entre eux, emprisonnés le 3 mai, sont toujours détenus à ce jour. Cette situation est inacceptable. Une mobilisation se développe en Turquie et internationalement pour leur libération immédiate. Le KP a lancé une pétition (ci-dessous).

Le gouvernement dirigé par le parti AKP a interdit les manifestations du 1er mai, Place Taksim, depuis 2013, en contradiction avec l’article 34 de la Constitution turque qui autorise quiconque « à se réunir et à manifester, sans autorisation préalable, pacifiquement et sans armes ».

Ce 1er mai 2015, malgré la fermeture de la zone au public, le KP a réussi à investir la place symbolique, ce qui a eu un retentissement dans toute la Turquie.

Les 3 membres du KP ont été jetés en prison suivant la politique de terreur et du gouvernement, directement contrôlé par le président Erdogan.

Pour le KP : « La décision est nulle et non avenue »

Dès le 3 mai, le KP a contesté la décision du tribunal dans une déclaration intitulée « La décision est nulle et non avenue ». Le KP fait constater qu’il n’y a aucun crime. Les juges et les procureurs, sous la pression de l’AKP, s’écartent du droit et de la justice. Leur décision a pour but d’essayer d’intimider et de réprimer la contestation.

Comment le KP a réussi à investir la Place Taksim :

Aux alentours de midi, un groupe de militants du KP a fait irruption sur la place Taksim pourtant bloquée par la police gouvernementale pour empêcher la tenue de la manifestation traditionnelle du 1er mai. Voir la vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=C8TwRMT13y8

Ce sont les seules personnes à avoir pu accéder à la Place. Pour cela, les camarades avaient loué un appartement à côté de la place et s’y étaient cachés la veille. A 80 dans 50 mètres carrés, un jour durant, dans les conditions pas très favorables…

Pétition pour la libération d’Ali, de Deniz et de Bahtiyar

Le KP a lancé une pétition le 12 Mai sur le site http://hukumsuzdur.net sous le titre, « la décision est nulle et non avenue ». En voici la traduction :

Ali, Deniz et Bahtiyar sont détenus avant jugement pour avoir participé à un rassemblement sous la statue du Monument de la République, place Taksim,, le 1er mai.

La Constitution stipule que « toute personne a le droit, sans autorisation préalable, de se réunir et de manifester pacifiquement et sans armes ». Mais eux ont pourtant été arrêtés pour s’être réunis pacifiquement sur la place Taksim.

En aucun cas, le délit présumé ne nécessite la détention provisoire.

Le refus de la libération conditionnelle a été prononcé par la juridiction supérieure. Le juge de la Cour pénale, İslam Çiçek, se rappelle à notre souvenir. Lors de l’enquête sur les accusions de corruption à l’encontre du gouvernement de l’AKP, au moment où la presse entrait dans son bureau, alors qu’il était en train de parler avec des membres du MIT (Renseignements généraux – NDT), il a crié à un inconnu : « vas-t-en İsmail, vas-t-en ! ».

La flagornerie du juge Çiçek pour le pouvoir est sans limites. Ce représentant d’une justice soi-disant « indépendante » a partagé sur Facebook ce message (adressé à Tayyip Erdoğan) : « Dieu puisse vous accorder une longue vie, grand homme ! ».

Nous protestons contre la détention d’Ali Adıgüzel, de Deniz Sinan Tunaboylu et de Bahtiyar Şahin par ce système judiciaire, qui est devenu l’organe d’exécution des volontés personnelles de Tayyip Erdoğan.

Nous exigeons l’annulation de la décision d’emprisonnement.

Pour signature : http://hukumsuzdur.net

Qui sont Ali, Deniz et Bahtiyar ?

Ali Adigüzel est un travailleur. Deniz Sinan Tunaboylu est un étudiant et il travaille dans une librairie à Kadıköy. Bahtiyar Şahin était métallo chez Casper avant d’être licencié après une lutte syndicale.

Non à la répression politique anticommuniste en Turquie!

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 13:34

Jeudi 21 mai 2015, les principaux syndicats de l’Assistance Publique – hôpitaux de Paris appellent les personnels à la grève contre la volonté du Directeur général Hirsch de supprimer jusqu’à 6 journées de repos compensatoire et d’alourdir encore la charge de travail journalière.

Patients, il est de notre intérêt, presque vital, de soutenir la lutte des hospitaliers.

Ce que les patrons comme M. Hirsch appellent « gains de productivité », nous savons ce que c’est. C’est des temps d’attente à rallonge pour obtenir une consultation. En revanche, c’est moins de temps pour nous écouter quand nous sommes hospitalisés. C’est le renvoi à domicile au plus vite au risque de complications etc.

La situation de pénurie est devenue critique. La direction en donne une nouvelle preuve en assignant une grande majorité des grévistes annoncés. Oui, les services fonctionnent au mieux à flux tendu !

Depuis l’application à l’hôpital des lois Aubry et des soi-disant « 35 heures » en 2002, la situation s’est dégradée. Certains chiffres sont parlants. Le nombre d’emplois d’agents hospitaliers a baissé de 3000, passant de 78.000 à 75.000. La « flexibilisation » du temps de travail, l’intensification de la charge de travail se sont traduites par une aggravation flagrante de la pénibilité dont témoignent les rapports des administrations officielles eux-mêmes : cas de « burn-out », explosions des maladies professionnelles entraînant même une baisse de l’espérance de vie à terme.

Aujourd’hui, Martin Hirsch veut revenir sur les maigres compensations accordées en 2002 avec la RTT mais aussi sur des acquis parfois vieux de dizaines d’années comme la Fête des mères. Les lois Aubry étaient trompeuses.

Le plan Hirsch, qui siégeait au gouvernement avec Roselyne Bachelot, sous les ordres de Sarkozy, relève d’un véritable jeu de dupes ! Il assène aux médias que si les agents n’acceptent pas de travailler plus longtemps et d’accroître encore leur productivité, il devra supprimer encore plus de postes. C’est absurde ! Ou plutôt, c’est du chantage, cynique et écœurant !

Hirsch est moins malhonnête quand il affirme que les « profits » de sa politique doivent revenir aux abaissements de cotisations sociales, grassement accordés par les gouvernements successifs aux patrons et aux actionnaires. Il serait encore plus honnête s’il reconnaissait que la politique de casse de l’hôpital de casse de l’hôpital public vise à gonfler les profits, à développer la médecine marchande, « libérale », gaspilleuse et injuste.

Hirsch a déjà bien sévi depuis son arrivée à l’AP-HP, embauché pour un contrat de mission de casse sociale.

L’Hôtel-Dieu ne rouvrira pas en tant que véritable hôpital. Le peu qui se sera maintenu le sera au prix de la liquidation du Val-de-Grâce.

Il a innové en étendant la privatisation au sein de l’AP-HP en détournant les moyens de la médecine publique, des services entiers, vers les soins aux dictateurs-Emirs du Golfe. Pas question pour ces gens-là de généraliser l’ambulatoire (ambulatoire : on vous renvoie chez vous le plus tôt possible et on fait payer les complications au profit de la médecine « libérale ») !

Il a couvert et développé la politique du « management par le flicage » de tous les personnels, comme la révélation du fichage illégal des médecins de l’HEGP l’a dévoilé.

Hisch est aussi le promoteur de la destruction programmée des prestigieux hôpitaux Bichat et Beaujon (voire d’une partie de Lariboisière) pour liquider 600 lits, le double de postes et nourrir une opération spéculative de surcroît. Ce projet « hôpital Nord », soutenu par la municipalité de « gauche » de Paris est un nouveau scandale, similaire à la destruction de Boucicaut/Broussais/Laënnec pour construire, à force de surcoûts, l’HEGP dans le 15ème.

A Paris et notamment dans le 15ème, cette municipalité de « gauche plurielle », à l’unisson de la politique antisociale du gouvernement supprime les centres de santé (Balard, Beaugrenelle), dernièrement le centre municipal Anselme Payen, pour mieux détourner l’argent public vers le privé, tout en engorgeant les urgences de l’HEGP. Une lutte est engagée localement pas plusieurs associations, la CGT, avec le soutien du PCF.

Au plan national, la récente loi Touraine donne aux Agences régionales de santé (ARS), instituées par la Loi Bachelot, de nouvelles prérogatives (« groupements hospitaliers de territoire ») pour détruire l’offre publique de santé au profit du privé.

La ministre Touraine ne peut plus contester que sa politique « d’austérité » implique, encore, 70.000 suppressions d’emplois dans les hôpitaux publics en France d’ici 2017.

Enduit des cosmétiques de l’hypocrisie de l’humanitaire et du « dialogue social», Martin Hirsch n’est que le mercenaire des pires intérêts financiers, passant de Sarkozy à Hollande, de Bachelot à Touraine. Avec lui, l’AP-HP est toujours au centre de la casse de l’hôpital public nationalement.

L’humanitaire, la santé, l’offre de soin la meilleure pour tous, défendons-la ensemble, agents hospitaliers, médecins, patients et citoyens ! Soutenons la grève du 21 mai et préparons ses suites !

Pour la santé, le plan Hirsch/Touraine ne doit pas passer !

Rassemblement, jeudi 21 mai à partir de 11h, devant le siège de l’AP-HP, avenue Victoria.

Hôpital : « Travaillez plus pour que je supprime moins d’emplois ! »  Non au marché de dupes de M. Hirsch! (ex-ministre de Sarkozy, placé par Hollande à la tête de l’AP-HP)!

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"Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes" La situation politique exige plus que jamais l’existence d’un grand parti communiste dont la nécessaire indépendance de pensée doit être entièrement mise au service des travailleurs et de la lutte des classes.