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BEAUGRENELLE

Jeudi 22 août 2013 4 22 /08 /Août /2013 12:40

Beaugrenelle. Le spéculateur Gecina revend avant même l’achèvement du centre commercial !

 

Avec les associations, nous l’avions dit dès le début … en 2003.

Anne Hidalgo, quant à elle, assurait à l'époque la main sur le coeur que la firme Gecina n’est "pas un promoteur" mais un investisseur responsable qui veut s’impliquer durablement dans le développement du quartier Beaugrenelle, suivant une forme de « partenariat public privé ».

 

Les faits sont là, confirmant les évidences.


Avant même que le building du futur centre commercial soit achevé, on apprend le 24 juillet que Gecina a mandaté les banques Morgan-Stanley, HSBC et CACIB (Crédit agricole) pour trouver un acheteur. Elle veut réaliser le plus rapidement possible sa culbute financière, certainement considérable, en rapport avec un investissement total (avoué) de plus de 450 millions d’euros.

Une chose aura été durable et même interminable: l’abandon du quartier, le chantier colossal, ses nuisances, le mépris des riverains. Elle va encore durer avec la dégradation des services publics, l’engorgement du quartier, le développement encouragé de la spéculation.

 

Toutes ces années de retard (7 ans si l’on considère les toutes premières annonces) n'auront été, elles aussi, qu'une question de fric. En 2009, Gecina expliquait au Maire du 15ème qu’elle ralentissait les travaux pour voir comment la crise évoluait. Depuis le départ, depuis que la municipalité de Paris lui a laissé les commandes sur le quartier, Gecina n’a cessé d’accroître ses exigences. Toutes ont été exaucées : agrandissement des surfaces, adaptation du PLU, permis de construire, pleine propriété des emprises foncières, etc. Sans parler du matraquage marketing pour vanter le projet, effectué par la Sempariseine (ex-SEMEA 15) et en premier lieu par Anne Hidalgo.


On comprend que Hidalgo soit si peu diserte maintenant sur son projet phare.

Pour les associations, la lutte continue pour l’aménagement du quartier, les équipements publics, la préservation du logement social. Leur vigilance a limité les dégâts. Plus que jamais nous sommes partie prenante de ces combats.

 

PS: Gecina est une entreprise "foncière" qui ne sert à rien - aucune compétence technique dans le BTP - mais qui sert de confortables dividendes à ses actionnaires.

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Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 15:05

Vente de la Tour Beaugrenelle : défendre les locataires, éclaircir les rapports entre Gecina et la Ville de Paris.

 

Le promoteur Gecina veut finaliser la vente de la Tour Beaugrenelle d’ici le 30 novembre 2011.

110508 Tour Beaugrenelle Il a acquis en 1999 ces 192 logements sociaux (Immeuble à loyers normés ILN – intermédiaires) parce ce qu’ils sont enclavés dans son immense projet de centre commercial.

L’action à laquelle nous avons contribué en 2005/2006 a permis d’empêcher la Ville de Paris de céder à Gecina l’ensemble des droits immobilier sur la Tour, comme elle l’a fait, scandaleusement, pour les bâtiments commerciaux de la dalle. Gecina n’est resté titulaire que d’un « bail à construction ». Le statut de logement social est depuis, en principe, préservé.

Tout rêve envolé de vente spéculative, et/ou « à la découpe », Gecina veut se débarrasser au plus vite de cet investissement décidément pas assez rentable.

Que les locataires ne lui rapportent pas, Gecina et ses nervis savent le leur faire comprendre ! Pas question surtout de réaliser la réhabilitation qui devient de plus en plus pressante ! Et pas question d’installer de double vitrage malgré les nuisances insupportable de son chantier voisin !

Gecina vendrait donc à la Société anonyme HLM Batigère avec une garantie financière de la Ville de Paris dans le cadre d’une acquisition-conventionnement. Les logements passeraient d’ILN à HLM.

Il est inadmissible que l’opération n’ait été dévoilée par Gecina et la municipalité aux locataires et aux élus que lorsqu’elle était déjà quasiment ficelée, sans justification. Pourquoi Batigère et non Paris-Habitat ?

Le projet de cession soulève plusieurs problèmes.

L’opération ne saurait se traduire par des augmentations de loyers pour quelque locataire que ce soit. La situation de chacun doit être prise en compte. En plus des loyers, les charges sont considérables dans cet « immeuble de grande hauteur ».

La deuxième question, essentielle, c’est à quel prix va être rachetée la tour. L’argent du logement social et la garantie de la collectivité n’ont pas pour vocation de racheter du logement social déjà existant ni d’enrichir un promoteur.

Gecina détient un droit de propriété limité. Gecina n’a pas réalisé la réhabilitation qui s’impose. Le prix de cession doit en tenir compte. Vu tout ce que Gecina a déjà empoché à Beaugrenelle, il pourrait même être nul.

L’intérêt du logement social et celui des finances municipales concordent. On peut compter sur nous pour être les plus attentifs sur ces deux points, aux côtés des associations et amicales de locataires. Rendez-vous au Conseil du 15ème puis au Conseil de Paris de septembre.

Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 09:38

Logement social : nous exigeons des garanties pour les locataires de la Tour Beaugrenelle

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La situation de la Tour Beaugrenelle devrait être évoquée au Conseil d’arrondissement du 9 mai 2011. Nous reproduisons ci-dessous la position du Comité de défense de Beaugrenelle – Front de Seine – Charles Michels à laquelle nous adhérons entièrement.

 

« Gecina a récupéré, en rachetant l’ancien Centre Beaugrenelle, la Tour Beaugrenelle comprenant 180 logements locatifs intermédiaires. Evidemment le logement social, cela n’intéresse pas Gécina parce que ça ne rapporte pas assez.

Notre action a imposé en 2006 que la propriété du terrain reste publique et échappe à Gecina. Maintenant, Gecina veut se débarrasser de l’immeuble et a annoncé son projet de vendre avant la fin 2011.

Nous devons être très vigilants. Les logements doivent rester des logements sociaux. Gecina n’a jamais effectué les travaux de réhabilitation qui lui incombent. Il a déjà bénéficié de multiples largesses de la Ville de Paris. Il serait scandaleux que Gecina fasse encore du profit avec la vente de l’immeuble aux dépens d’un bailleur social ou de la collectivité.

Les loyers ne devront pas être majorés, d’autant que les charges sont déjà très lourdes. »

 

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Dimanche 6 février 2011 7 06 /02 /Fév /2011 07:42

La Jet Set de l’immobilier se donnait rendez-vous à Beaugrenelle : Anne Hidalgo plus que jamais dans le camp de l’argent !

 

On se serait cru à l’entrée d’un club privé  select un vendredi soir.

 

Une dizaine de jeunes travailleurs précaires avaient été revêtus d’un uniforme de voiturier, complétant les escadres de grooms à l’intérieur. Les traiteurs s’affairaient à l’arrière. Une solide équipe de videurs gardait l’enceinte, cernée de palissades de 3 mètres de haut dans laquelle les promoteurs avaient installé un immense barnum.

Les services de sécurité de la Ville de Paris et une quinzaine de policiers avaient été réquisitionnés pour compléter le dispositif destiné à contenir la population. Au nom de quoi ? Puisqu’il s’agissait d’une fête privée !

 

Normalement, la « pose d’une première pierre », qui plus est pour un si gros chantier, fait l’objet d’une manifestation largement ouverte à la population. Les élus serrent des mains, se paient un petit bain de foule.

Ce 4 février 2011, la bonne centaine de riverains en colère a vécu un tout autre événement. Avec eux, nous avons été physiquement écartés, nos revendications encore davantage.

 

Il faut dire que « poser une première pierre » sur un chantier où l’on n’a pas fini de démolir et de creuser, cela demande un petit trucage visuel et de la discrétion!

Il faut dire surtout que cette cérémonie n’était rien d’autre qu’une opération de marketing du promoteur Gecina à l’attention de la jet set de l’immobilier, des « investisseurs » commerciaux , de quelques « personnalités » du monde de la finance.

Pensez-vous ! Une opération de 600 millions d’euros qui a pris 5 à 6 années de retard à cause de « problèmes techniques » (financiers ! pardi), cela demande bien de tranquilliser un peu les investisseurs !

 

Anne Hidalgo a essayé de se faufilé discrètement jusqu’à la porte étroite, en évitant tout contact avec la population. Mauvaise conscience ou peur du débat ? Mépris total en tout cas comme depuis le début en 2003 !

 

Tous les slogans des riverains en colère ne pouvaient qu’embarrasser une municipalité qui se prétend de « gauche ». « Les spéculateurs invités, les habitants évités, écrasés ! ». « Hidalgo au service du profit ! ». « Où sont nos équipements publics, notre centre de santé ? ». « 600 millions pour l’opération, rien pour nous dédommager ! ». « Assez de mépris ! ». « Halte à la spéculation ».

 

La droite, la municipalité du 15ème, qui ne sont pas aux manettes dans ce dossier, ont été avisés de boycotter la dégustation de petits fours. Avec le PCF Paris 15, quelques écologistes étaient présents.

 

On retiendra de cette journée un symbole. Deux camps étaient matérialisés : celui de la population et celui de l’argent. Les élus de la municipalité de Paris ont choisi le second.

 

La lutte continue comme Marie-Claude Beaudeau, présidente du Comité de défense de Beaugrenelle – Front de Seine – Charles Michels, l’a expliqué en détaillant chaque aspect.

 

Devant tant de mépris, « on ne peut pas se laisser faire » pensent beaucoup de riverains. « C’est une question de dignité ».

 

Le PCF Paris 15 continuera à les soutenir, à porter le débat au niveau parisien, parce que pour nous la « gauche », cela ne peut pas être qu’une étiquette.

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Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 19:29

Beaugrenelle : rassemblement le 4 février à 11h30 à l’occasion de la « pose de la 1ère pierre »

 

Le PCF Paris 15 plus que jamais avec la population et ses associations contre la spéculation immobilière à Beaugrenelle !

 

Vendredi 4 février 2011, le promoteur Gecina organise une réception somptuaire pour faire la promotion de son projet de nouveau « centre Beaugrenelle ». Anne Hidalgo, première adjointe PS au Maire de Paris, prêtera ses compétences pour poser une « première pierre » sur un terrain que les bulldozers n’ont pas fini de creuser, en zone inondable.

 

La section du PCF Paris 15ème soutient totalement l’initiative du Comité de défense de Beaugrenelle – Front de Seine – Charles Michels invitant les riverains à s’inviter à la manifestation des promoteurs et de leurs clients.

 

Rendez-vous : 11h30 devant le Monoprix

 

Nous reproduisons ci-dessous le texte du dernier tract du Comité auquel nous adhérons à 100% avec nos camarades du secteur. 

 

Nous rappelons à cette occasion que la section du PCF Paris 15ème dénonce et combat avec constance les projets des promoteurs encouragés par la municipalité de Paris depuis 2003.

Ils n’ont à rien à voir avec la réhabilitation souhaitée par les riverains et envisagée en 2002.

Il s’agit au contraire d’une des plus grosses opérations immobilières spéculatives en cours à Paris. La firme Gecina n’a cessé d’accroître ses prétentions. La municipalité de Paris a cédé à toutes ses demandes : zone d’exception dans le PLU, vente des terrains en pleine propriété privant la collectivité de tout contrôle sur les activités et les constructions…

 

Communistes, nous sommes conséquents. Nous combattons toute politique qui va à l’encontre des travailleurs, de la population, d’où qu’elle vienne. Nous avons sans cesse interpelé la municipalité de Paris, les élus de « gauche », en conseil de quartier, en conseil d’arrondissement, en conseil de Paris, dans les comptes-rendus de mandat de M. le Maire. A chaque fois, on nous a opposé la même langue de bois, sinon le même mépris que rencontrent les riverains.

La justification du projet au nom de l’emploi ne tient pas. S’il fallait bétonner tout Paris pour en finir avec le chômage ! Les 1200 emplois promis aujourd’hui par Mme Hidalgo (800 hier pour le même projet), ne compensent pas les emplois détruits depuis 7 ans et les destructions d’’emplois dans la concurrence. 

Nous sommes désolés de cette situation mais ce n’est pas parce qu’une municipalité se dit de « gauche » que nous cesserons de nous positionner sur le fond et de combattre ses projets à Beaugrenelle. Que nous importe qu’électoralement ce quartier ne compte pas pour beaucoup sur la « gauche » !  

 

Non ! Il n’y a aucune raison « d’intérêt public » de livrer le Front de Seine au promoteur Gecina. Son seul souci est le profit. Cette firme a distribué, pour 2009, 300 millions d’euros à ces actionnaires. Son patrimoine dépasse les 11 milliards d’euros, en pleine croissance. 

 

Les conséquences du projet d’hyper-centre commercial à Beaugrenelle sont déjà sensibles, sans parler de l’immense et déplorable chantier pour lequel Gecina refuse jusqu’à présent les aménagements et dédommagements auxquels ont droit les habitants.

Les équipements publics sont ravagés : une poste réduite, plus de commissariat, plus de centre médical conventionné… La pression est déjà sensible sur le commerce de proximité. La mixité sociale est menacée, même si les associations que nous avons soutenues ont gagné le maintien de la propriété publique des assises foncières des immeubles HLM et le maintien d’un bureau de Poste.

 

Avec la population, ayant participé à toutes les étapes de la lutte, nous sommes toujours autant sidérés devant la pratique du mensonge et du mépris par les promoteurs et les élus représentant la municipalité, en premier lieu Mme Hidalgo.

Nous le disons franchement. On ne nous fera pas prendre l’opération Beaugrenelle, la privatisation de toute la dalle, pour une mesure de « gauche ». On ne nous fera pas taire pour protéger telle ou telle place détenue par un élu de gauche ou d’un autre ensemble politicien.

 

Avec la population et les associations, nous réclamons :

- Le maintien, la restitution et l’amélioration des équipements et services publics et culturels.

Le dédommagement des riverains du chantier qui n’ont rien demandé et ne profiteront de rien.

- Une remise en question complète du projet. Les promoteurs accumulent les retards (4,5, 6 ans), obtenant toujours plus de la municipalité, attendant les évolutions du marché de l’immobilier pour fixer leur projet. Les grands centres commerciaux sont en crise dans pratiquement toutes les villes de France. A Beaugrenelle, le site est très mal desservi par les transports et a déjà fait la preuve de l’échec dans les années 90.

 

Non à la fuite en avant vers la spéculation ! Oui à la réponse aux besoins et au respect des habitants du 15ème, des Parisiens, des contribuables !

 

PCF Paris 15, le  3 Février 2011

 

 

TRACT DU COMITE DE DEFENSE DE BEAUGRENELLE - FRONT DE SEINE - CHARLES MICHELS

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Beaugrenelle - 4 février 2011 

Pose d’une « première pierre » : 

C’est une provocation!  

On apprend par la presse que le promoteur Gecina organise la pose de la « première pierre » de son nouveau centre Beaugrenelle, vendredi 4 février 2011 entre 11h30 et 14h00. Avec barnum et petits fours. Anne Hidalgo, première adjointe au Maire de Paris, devrait tenir la truelle devant les journalistes.

Mais comment peuvent-ils poser une « première pierre » ? La démolition n’est pas terminée. Les bâtiments sont loin de « sortir de terre ». Au contraire, le chantier s’enfonce en zone inondable alors que n'est pas encore autorisée l'évacuation future des eaux souterraines. Bien plus le cabinet d'expertises, pourtant payé par le promoteur évoque lui-même des risques de tassements des bâtiments anciens du voisinage, notamment des HLM de la rue des 4 Frères Peignot.  

On comprend l’empressement des promoteurs à faire cette mise en scène. Il faut qu’ils rassurent leurs actionnaires. Beaugrenelle est  un projet immobilier de plusieurs centaines de millions d’euros, 400 millions prévus en 2004, au moins 500 à 600 avec les quatre ans de retard. L’arrivée des grandes enseignes commerciales n’est pas encore pour demain.

De son côté, Mme Hidalgo a hâte de classer cette affaire mal ficelée dès l’origine. La municipalité de Paris, avec ses sociétés d’économie mixte, soutient depuis le départ les promoteurs, de façon inconditionnelle. Elle s’est mise au service de leur projet spéculatif (privatisation des emprises foncières, modifications du PLU, et du PPRI …) qui va pourtant à l’encontre de tous les objectifs proclamés par le maire de Paris  hausse de la circulation, menaces sur l’environnement, sur les équipements publics, le commerce de proximité, la mixité sociale…

Pour nous riverains, cette pose de la 1ère pierre est une provocation. Depuis 2003 .... et jusqu'en 2013, nous subissons les inconvénients et les nuisances du plus grand chantier en cours à Paris pour un projet qui ne nous apportera rien.. 70% des habitants les plus proches ont signé une pétition pour que les travaux respectent le plus possible leur vie et que les promoteurs, comme cela est possible nous dédommagent en prenant en compte ces nuisances.

Tout ce que le Comité de Défense a dénoncé depuis le début se produit. La spéculation a déjà éliminé le  centre de santé conventionné, le commissariat, les cinémas,… Le bouleversement des équilibres de cette partie du 15ème (rue Saint-Charles, même rue du Commerce) est largement amorcé. Quoiqu’en dise Mme Hidalgo, le solde des emplois  est largement négatif et le restera avec la destruction d’autres commerces environnants. La continuité de la dalle est rompue, ce qui lui fait perdre toute fonction urbaine..

Tout ce que nous avions dévoilé se vérifie, notamment les dimensions réelles du centre commercial projeté, 42.000m2, deux fois la surface et quatre fois le volume de l’ancien centre Beaugrenelle qui a pourtant déjà été un échec. Le gâchis s’annonce pour les Parisiens. Pas pour  les promoteurs qui ont maintenant les mains libres avec la propriété totale des terrains et la possibilité de construire dans un secteur hautement spéculatif en Front de Seine.

Tout ce qui a été concédé aux riverains, nous l’avons arraché par la lutte : le maintien de la propriété publique des emprises foncières des HLM, la réouverture d’un bureau de Poste, le raccordement au réseau de climatisation souterrain Climespace (alors que les promoteurs prévoyaient l'installation de tours aéroréfrigérantes, potentiellement porteurs de légionellose), le respect de la sécurité du chantier…

La pose de la « 1ère pierre » est le nouvel avatar d’une politique de « com. » qui tient lieu de concertation.

Assez de mépris, assez de mensonges !

Le vendredi 4 février 2011, invitons-nous, nous qui sommes à l’épicentre du projet, chez le promoteur et Mme Hidalgo !

Rendez-vous à 11h30 devant le Monoprix !

 

Portons haut et fort nos exigences et propositions!

Comme nous l’avons fait à 300 lors de la réunion spéciale du Conseil d’arrondissement du 9 décembre 2010. Elles sont plus que légitimes !

 

Þ Pour la réduction des nuisances du chantier, de son amplitude horaire.

Þ Pour un juste dédommagement des riverains touchés.

Þ Pour une nouvelle expertise et la garantie absolue de la sécurité des immeubles avoisinants.

Þ Pour le rétablissement au plus tôt des équipements publics et culturels, notamment immédiatement du centre de santé conventionné.

Þ Pour des garanties sur l’avenir de la dalle, la reconstitution de sa continuité, le financement de son entretien.

Þ Pour une refonte du projet afin qu’il respecte les équilibres du quartier, mixité sociale, cadre de vie, commerces… et les intérêts du contribuable parisien.

 

Beaugrenelle: 500 millions pour la spéculation, les pots cassés pour les Parisiens : ça suffit !

 

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Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 19:43

Beaugrenelle : 7 ans de retard, 8 ans de mensonges et ça continue ! Comme la lutte !

 

Dans un communiqué de la Ville de Paris, daté du 5 juillet 2010, fidèlement repris par l’édition de Paris du « Parisien » du 6 juillet, Anne Hidalgo, adjointe à l’urbanisme de Bertrand Delanoë, se « réjouit » du rejet d’un recours de deux associations portant sur l’un des permis de construire du projet d’implantation d’un immense centre commercial à Beaugrenelle (voir notre dossier).

 

Mme Hidalgo est contente pour qui ? Pour les promoteurs du projet, Apsys et la foncière Gécina !

 

Le communiqué ose, à nouveau, mettre sur le dos des associations d’habitants le non- avancement du chantier, les trous béants.

Pourtant, on est en droit de se demander pourquoi les travaux n’avancent sur aucun des secteurs alors que le recours restant ne portait que sur une seule parcelle (située entre les rues Linois et de l’Ingénieur Keller, « Pégase »).

En outre, la pratique du fait accompli n’a pas gêné jusqu’à présent promoteurs et municipalité.

Il semble bien plutôt que ces promoteurs hésitent, en ces temps de « crise », sur ce qu’ils veulent réellement construire. Des bureaux en plus du centre commercial ? Comment valoriser au maximum le cadeau inestimable que la Ville de Paris leur a cédé en pleine propriété ? Surtout que parmi les actionnaires de Gécina, ça barde, comme la presse économique s’en fait régulièrement l’écho.

 

La vérité, c’est que le projet, mal ficelé, de la municipalité de Paris et sa SEMEA15 intégrée maintenant dans la SEMPARISEINE a maintenant 7 ans de retard. Le projet amorcé en 2002 aurait dû aboutir en 2006/7. Au fil des prétentions des promoteurs, on parle maintenant de 2013/2014. La municipalité porte la responsabilité du retard, comme elle porte la responsabilité de la nature spéculative de l’opération et de toutes ses lourdes conséquences pour les riverains et la vie du quartier.

 

Pour l’instant, les recours juridiques tombent. Nous le regrettons. Mais, même si elle n’est pas déclarée illégale, la vérité de l’opération ne peut que choquer : les emprises foncières acquises dans les années 60 par la Ville de Paris au nom de l’utilité publique sont transférées, sur tout le Front de Seine, en pleine propriété à des groupes privés qui pourront faire ce qu’ils veulent, en matière de construction, d’extension, de destination des bâtiments, dans un quartier sensible, hautement spéculatif. Avec au milieu, un centre commercial disproportionné.

 

Le communiqué de la Ville de Paris ne trouve à nouveau qu’un prétexte à mettre en avant : l’emploi. C’est lamentable !

Le centre commercial créerait 1200 emplois. Comment ça ?

Pour l’instant, le bilan emploi, depuis la destruction de toutes les activités dans le secteur, est très négatif : de l’ordre de 800 emplois supprimés dans le quartier depuis 4 à 6 ans.

Ensuite, on ne peut que s’amuser de voir évoluer « en ciseaux » les promesses de Mme Hidalgo. Pour rassurer les riverains, elle n’a cessé de réduire le calcul des dimensions du centre commercial (De 58.000m2 de surfaces créées à 36.000 m2 de surfaces strictement commerciales). Dans le même temps, ses promesses en termes d’emplois passaient de 800 (en 2004) à 1000 en 2007 maintenant à 1200. Elle se moque de qui ?

Et ces emplois à l’horizon de la troisième décennie du 21ème siècle, seront pris tout simplement sur les autres commerces, notamment dans le 15ème.

Si l’on veut rire (jaune), il n’y a qu’à suivre la méthode Hidalgo pour l’emploi.

Un immense centre commercial aux mains des plus grosses foncières de France rapporterait 1200 emplois. Une tour de bureaux, comme la Tour Triangle à la Porte de Versailles, dans les mains des mêmes, rapportent 5.000 emplois selon ses annonces.

Sachant que Paris compte 165.000 chômeurs, combien de centres commerciaux et de tours de bureaux faut-il laisser les spéculateurs construire pour éradiquer le chômage dans la capitale?

Assez de ce langage, de cette indécente hypocrisie !

 

A Beaugrenelle, la bataille continue. Elle a permis de sauver le statut d’immeubles de logements sociaux, des ensembles SAGECO et de la tour Beaugrenelle. Elle a empêché l’implantation de tour aéro-réfrigérantes polluantes dirigées vers les immeubles d’habitation. Elle a limité, par une action opiniâtre, les nuisances du chantier. Etc…

 

La bataille continue notamment pour les services et équipements publics! Communistes du 15ème, nous en sommes pleinement partie prenante.   

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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 18:02

Beaugrenelle au Conseil de Paris de février 2010: aucune garantie pour les immeubles de la rue des 4 frères Peignot et de l’avenue Emile Zola.

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Le Conseil de Paris du 8 février 2010 a examiné et adopté une nouvelle délibération concernant le secteur Beaugrenelle, liée à l’opération immobilière des promoteurs Gécina et Apsys.

Ce débat, fort éclairant, n’a été obtenu que grâce à l’opiniâtreté des associations de riverains qui ont diffusé massivement des tracts pour alerter la population et se sont adressées à chaque élu de Paris (le Comité de défense Beaugrenelle – Front de Seine – Charles Michels).

 

Les projets des promoteurs posent en effet une question technique dont les conséquences éventuelles ont été jugées suffisamment graves pour justifier l’organisation par la Préfecture d’une nouvelle enquête publique.

Ils veulent creuser 4 étages de sous-sols entre la rue Linois et la rue de l’Ingénieur Keller et 3 de l’autre côté de la rue Linois. Or nous nous trouvons dans la zone la plus inondable de Paris, ce que souligne le Plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). Ces projets nécessitent donc le pompage et l’évacuation des eaux d’infiltration (« l’exhaure » en langue technique), situées à 40 mètres de profondeur et la mise en étanchéité des nouvelles constructions.

 

La ville de Paris était invitée à donner son avis dans la quinzaine suivant la clôture de l’enquête ouverte au grand public le 16 décembre 2009.

Mais rien n’avait été mis à l’ordre du jour du Conseil de Paris du 21 décembre.

On a toute raison de penser que l’action des associations a été déterminante pour qu’il soit mis à l’ordre du jour de celui du 8 février.

 

La municipalité de Paris, par la voix de l’adjointe de Bertrand Delanoë, Anne Le Strat, a demandé et obtenu de sa majorité un avis favorable à l’autorisation demandée par les promoteurs. Mais plus significatives ont été les réponses de M. Claude Dargent qui remplace Mme Hidalgo à la tête de la Sempariseine. Une fois de plus, nous constatons que ce projet privé, dans l’intérêt de promoteurs privés, trouve dans la municipalité de Paris et ses sociétés d’économie mixte, des porte-parole, des avocats et des facilitateurs dévoués.

 

Claude Dargent s’est évertué à noyer le poisson dans des arguties procédurières et des procès d’intention, autrement dit de la langue de bois façon sciences-po. Le compte-rendu témoignera du mélange délibéré entre nappe phréatiques et eaux d’exhaures, des accusations gratuites « d’interrogations excessives et ridicules » à l’encontre des associations.

 

D’autant plus gratuites et politiciennes que ni lui, ni Mme Le Strat n’ont répondu aux véritables inquiétudes soulevées pour le quartier.

 

Concernant la qualité des eaux pompées et rejetées dans la Seine, la surveillance reste placée sous la seule responsabilité des promoteurs eux-mêmes, qui sont, objectivement, juges et parties. Le « suivi régulier de la qualité des eaux d’infiltration » demandé par la municipalité perd toute valeur.

 

Mais le plus grave concerne les risques de tassement des fondations et d’affaissement des immeubles plus anciens situés rue des Quatre frères Peignot (HLM), avenue Emile Zola et même rue de Javel. Les experts, assermentés, requis par les promoteurs ont évoqué précisément le risque, se préservant, et n’ont apporté leur garantie que pour la zone du chantier. La ville de Paris le balaie d’une ligne, estimant, sans que personne n’assume la responsabilité d’un accident éventuel, sans élément, et sans enquête, qu’il ne pourrait y avoir que « des tassements de faibles amplitudes ».

Pas de quoi être rassurer ! Il y a 1200 habitants aux 4 frères Peignot… dans des HLM qui ne plaisent guère, on le sait, en Front de Seine, aux « investisseurs ».

 

On se demande vraiment comment il est possible, devant de tels risques majeurs, que les permis de construire aient pu être délivrés par la municipalité aux promoteurs en 2006 sans que l’actuelle enquête publique ait été diligentée au préalable.

 

Mais, on sait toutes les jongleries dont la municipalité est capable pour satisfaire Gécina (voir nos articles précédents).

 

M. Dargent a osé à nouveau mettre les retards du chantier sur le dos des associations. C’est indigne ! La vérité, c’est que les promoteurs, qui traînent, par exemple à démolir les bâtiments à l’est de la rue Linois, attendent de voir l’évolution du marché de l’immobilier. Grâce à la ville de Paris, ils ont acquis à moindre prix un actif immobilier inestimable. Ils préfèrent attendre et savoir s’il est plus profitable pour eux de réaliser le projet d’immense centre commercial, dont tout le monde doute du succès (vu le manque de transports et la concurrence) ou bien des tours de bureaux. Un simple petit permis de construire modificatif, à la fin, pouvant tout régulariser, aux dépens des habitants et de l’ensemble des acteurs de la vie du quartier.

 

5 ans de retard et toujours la même obstination de l’équipe Hidalgo-Dargent à satisfaire les grands trusts immobiliers à Beaugrenelle, comme à la Porte de Versailles, comme aux Halles. Assez ! Il faut et il est encore temps de remettre complètement à plat ces projets antisociaux, anti-économiques et antipopulaires, refusés par l’immense majorité de la population, dans sa diversité sociale et politique.

 

Une partie de la droite relaie certaines revendications des riverains. Très bien, même s’il devait s’agir d’une posture politique. Mais cette droite ne conteste pas (ou plus) l’ensemble du projet dont elle souhaite qu’il se réalise au plus vite et elle ne s’oppose pas réellement aux promoteurs.

 

Ce n’est pas notre position, en tant que section du PCF Paris 15.

Un rapport de force existe dans le quartier, dans le 15ème, mais aussi à Paris, au regard des autres projets immobiliers spéculatifs de la municipalité et de l’opposition qu’ils suscitent, pour mettre en échec un projet particulièrement bancal, mené cavalièrement, en toute incompétence et avec un mépris sans égal des habitants par la Semea15, devenue Sempariseine et notamment par Anne Hidalgo.

 

Il faut tout remettre à plat.

Pas de sous-sol supplémentaire sans qu’une véritable enquête soit menée sur les conséquences du pompage et de l’évacuation des eaux sous la cité des 4 frères Peignot et les immeubles anciens de l’avenue Emile Zola et de la rue de Javel. C’est un préalable absolu !

Puisque le projet peut changer, nous demandons que le futur centre commercial en reste au niveau des besoins du nord 15ème et du sud 16ème, c'est-à-dire deux fois moins prétentieux que le projet actuel.

Avec la population, nous exigeons sur la partie est, le rétablissement des équipements publics et sociaux, et en particulier du centre de santé conventionné et la mise en place d’autres équipements collectifs répondant aux besoins dont les associations dressent la liste depuis des années.

 

Entre temps, les habitants ne supportent plus un chantier bruyant et polluant à mille lieues du HQE (« haute qualité environnementale ») promis.

 

Ceux qui se mettent un vernis de gauche pour mieux défendre les intérêts des spéculateurs et des trusts rencontreront toujours notre opposition !

 

Voir l’ensemble de notre dossier Beaugrenelle.

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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 18:31

Opération Beaugrenelle : tout appelle à revoir le projet et à stopper la spéculation.

 

beaugrenelle-desolation.jpg


Nous pouvons saluer, une nouvelle fois, l’opiniâtreté du Comité de défense de Beaugrenelle – Front de Seine – Charles Michels, association pluraliste qui défend les habitants et la vie de ce quartier du 15ème, objet d’une vaste opération immobilière spéculative.

Depuis 2003, pour notre part, nous l’avons également combattue. Nous avons dénoncé ses conséquences et pointé les responsabilités déterminantes, aux côtés des promoteurs Apsys et Gécina, de la municipalité de Paris et ses sociétés d’économie mixte.

 

Le Comité de défense, dans sa lettre de décembre 2009, fait l’état du chantier et de toutes les batailles incessantes livrées pour préserver le quartier.

Nous vous invitons à la lire (en pièce jointe – cliquer sur le lien). Nous soutenons entièrement ses actions dont certaines rejoignent directement les nôtre.

 

Le projet immobilier d’immense centre commercial a du plomb dans l’aile et des années de retard. Rien n’est plus sûr sinon que tous les droits immobiliers dans ce secteur stratégique ont été livrés aux promoteurs par la municipalité. Elle continue à privatiser d’autres emprises foncières de la dalle. La spoliation de la collectivité est bien synonyme de spéculation. Demain d’autres tours de bureaux, résidences de standing en bordure de Seine? Arrêtez cette politique ! Le projet, à 90% encore en chantier, doit être complètement remis à plat.

.

La logique financière a déjà largement commencé à produire ses dégâts au niveau du quartier, notamment dans la dégradation des équipements publics.

Nous continuons à exiger de la municipalité l’ouverture d’un centre de santé conventionné à la place de celui détruit depuis 2 ans.

L’exiguïté de nouveau bureau de poste, sans doute considéré comme espace non rentable par les promoteurs, renforce encore les conséquences désastreuses pour les usagers de la restructuration, de la fermeture des guichets décidées par la direction de La Poste. Pour nous la bataille pour un vrai bureau de Poste à Beaugrenelle (15.000 habitants/autant d’emplois) rejoint notre campagne actuelle contre la privatisation rampante. Elle en est une illustration forte.

 

Une nouvelle fois, des inquiétudes montent pour la cité des Quatre frères Peignot, plus que jamais considérée comme une verrue par les promoteurs dans un quartier à « revaloriser ».

 

Des habitants alertent : le nombre de logements laissés vacants augmentent fortement. Certains le restent depuis plusieurs années. Des portes de sécurité sont placées. On entend parler de projet de transformation en duplex.

Un risque de vente des logements, transformés en « lofts », n’est plus inimaginable.

A moins que…

Le Comité a découvert que le creusement en zone inondable de deux étages de sous-sols supplémentaires sur le site de l’ancien centre commercial risquait, en pompant les eaux souterraines, de déstabiliser dangereusement les fondations des immeubles anciens voisins, dont la cité des Quatre frères.

Nous exigeons, pour notre part également, des assurances des élus de Paris responsables.

 

Ici comme dans le reste du 15ème et à Paris, nous ne cesserons pas de mettre la municipalité de « gauche » devant la contradiction entre ses grandes déclarations et ses actes

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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 16:44

Beaugrenelle : un monument de Paris à détruire? Non, un quartier résidentiel à préserver !

 

Un journal national a organisé une enquête à l’occasion de l’exposition : « Le grand Pari(s) de l’agglomération parisienne » qui se tiendra à partir du 30 avril à la Cité de l’architecture. La question posée était : « dans votre Paris idéal, quel monument souhaiteriez-vous voir disparaître ? ». Une liste de monuments construits dans les 50 dernières années était soumise aux sondés.

 

Les réponses ne sont dans l’ensemble pas étonnantes. Elles correspondent à des idées largement répandues, sinon largement diffusées. Elles m’inspirent trois réflexions :

 

1-     Certaines réalisations de l’architecture du 20ème choquent encore par leurs formes extérieures audacieuses, comme le Centre Pompidou (Beaubourg), troisième « monument » rejeté par les sondés. Il faudra encore attendre un peu pour que le jugement se fasse, en bien ou en mal, sur d’autres critères. La pyramide du Louvre ou de la Tour Eiffel constituent des précédents d’évolution radicale de l’opinion dominante.

2-     Les tours, dans Paris intra-muros, sont très largement rejetées. La Tour Montparnasse (XVème) arrive en tête des « monuments » mal aimés. Le débat a eu lieu et continue. Les arguments contradictoires sont largement développés dans l’opinion. Les immeubles de bureaux de grande hauteur, surtout isolés, sont de plus en plus considérés comme une aberration urbanistique et environnementale, mal vécue par les riverains et les salariés qui y travaillent. Telle était aussi l’opinion de Bertrand Delanoë qui allait jusqu’à souhaiter la destruction de la Tour Montparnasse. Le voilà maintenant qui impose un projet de tour encore plus haute à la Porte de Versailles (XVème), la tour Triangle. Mais, parait-il, cet immeuble de 220 mètres de haut, destiné à héberger des bureaux de prestige, un complexe de conférence et un hôtel de luxe, ne fera pas d’ombre. Il y a un personnage comme ça qui avait perdu son ombre dans la littérature fantastique…

Les partisans de M. Delanoë ne manqueront pas de dire qu’il n’y que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Les politiciens aussi ! Surtout lorsqu’il s’agit de satisfaire les demandes d’un groupe immobilier comme Unibail-Rodamco, champion du CAC 40 pour l’utilisation des paradis fiscaux.

3-     Que vient faire Beaugrenelle (XVème) dans les réponses proposées par les sondeurs ? Le quartier figure au deuxième rang des « monuments » décriés. Ce n’est pourtant pas un monument mais un quartier d’habitation et d’activités ! La réalisation d’urbanisme, inachevée, des années 60 et 70 a une mauvaise image, nous le savons. D’autant plus mauvaise que l’on en habite loin et que l’on n’en apprécie que l’esthétique. Toutes les enquêtes montrent que les habitants des immeubles de Beaugrenelle, HLM ou non, trouvent qu’il y fait bon vivre.

Une vaste campagne de dénigrement de Beaugrenelle a été orchestrée depuis des années pour justifier un immense projet immobilier spéculatif sur des terrains publics municipaux autour d’un nouveau centre commercial qui ajoute béton au béton. Le bénéficiaire dans ce cas est l’alter ego d’Unibail, le promoteur Gécina, qui défraie en ce moment la chronique économique par ses démêlés avec le promoteur espagnol Metrovacesa. Le projet de Gécina (et du groupe Apsys) soulève l’opposition des riverains et de leurs associations, soucieux de préserver les équilibres, notamment sociaux de leur quartier.

La crise financière et immobilière viendrait-elle mettre du plomb dans les ailes du projet ? A tel point qu’il faudrait reprendre la campagne médiatique de soutien ?

En tout cas, Beaugrenelle n’a rien à faire dans la liste des monuments à faire disparaître ! A moins de vouloir faire disparaître ses habitants de ce quartier en vue dans la concurrence immobilière mondialisée que se livrent les grandes capitales pour attirer les grands groupes capitalistes.

La lutte des riverains continue, notamment pour la préservation des équipements publics. 

 

 

Emmanuel Dang Tran, secrétaire de la section du PCF Paris 15, auteur du livre, les « Paris de Delanoë » (éditions J.C. Gawsewitch – 2005). 

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Jeudi 30 octobre 2008 4 30 /10 /Oct /2008 11:34

Beaugrenelle : zone hors légionellose – grâce à la lutte des riverains

 

Depuis quelques semaines, une nouvelle alerte à la légionellose a été déclanchée, dans le quartier de la Madeleine. Sept personnes, au moins, ont été infectées par la bactérie. Un cas reste préoccupant. En 2006, trois personnes sont décédées de cette maladie pulmonaire à la suite d’une contamination vers la Gare d’Austerlitz.

En cause, à chaque fois : les tours aéro-réfrigérantes, ce procédé de refroidissement des circuits d’eau utilisés par les systèmes de climatisation des grands ensembles immobiliers. Elles renvoient dans l’environnement des vapeurs et des gouttelettes, propices à la prolifération des bactéries.

 

A Beaugrenelle, les promoteurs Gécina et Apsys et la Sempariseine avaient décidé de recourir à ce procédé pour leur projet immobilier d’immense centre commercial. Les tours aéro-réfrigérantes envisagées auraient été tournées vers les tours d’habitation.

 

Les associations de riverains, grâce à leur vigilance, ont dévoilé l’affaire, dès l’enquête publique de 2005. Avec ténacité, malgré les propos lénifiants et les fausses assurances des promoteurs et d’Anne Hidalgo, ils ont fait la démonstration des dangers pour la population. Ils ont montré qu’un autre système était possible, souterrain et sans danger. Les promoteurs, grands bénéficiaires de l’opération de la Sem, peuvent et doivent en assurer le financement !

 

La mobilisation des riverains, les pétitions, les actions ont payé. Les promoteurs ont reculé viennent définitivement d’abandonner leurs projets de tours aéro-réfrigérantes. Un succès de la lutte contre la spéculation immobilière dans le 15ème, qui en suit d’autres (notamment la préservation de la propriété publique des emprises des immeubles HLM du secteur) et qui en appelle d’autres.

 

La section du PCF 15ème soutient depuis le départ les actions des riverains. En lien, notre tract de février Front de Seine : le respect de l’environnement s’arrêterait-il là où commence l’intérêt des promoteurs ?

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